dimanche 31 juillet 2016

Le monastère de Santo Ecce Homo


Dans la nuit, je suis de temps en temps réveillé par des musiciens de rue mais dans l'ensemble, j'ai plutôt bien dormi. Petit déjeuner dans la grande salle à manger de l’hôtel puis je vais à la gare routière pour négocier un taxi. Je veux aller voir un monastère qui se trouve à une quinzaine de kilomètres. J'ai la flemme d'y aller en vélo. Un chauffeur me repère dès j'arrive. Il me propose de me balader pour 15 euros. Je pense que c'est le prix. Ici, j'ai remarqué que les gens sont assez honnêtes. Pas trop besoin de marchander. Son taxi est tout pourri mais le type a une bonne tronche de mec sympa. Il m'explique des petites anecdotes sur la région. Il m'arrête au bord d'une maison fabriquée en terre. Certainement, un hurluberlu qui s'est fait construire ça. Pour atteindre le monastère, il faut prendre une piste en bonne état. Je suis apparemment le premier arrivé sur les lieux. J'ai le monastère pour moi tout seul. J'adore ces endroits paisibles. Il règne une ambiance calme et sereine. Ils savaient bien vivre ces moines. Nous reprenons la route pour aller voir un site où se trouvent des monolithes que les indiens érigeaient pour rendre la terre feuille. Ils ont la forme d'immenses phallus. Étonnant ! Puis nous allons visiter un site archéologique où on a trouvé récemment des fossiles impressionnants. Ça vaut le coup d'œil. Je propose à mon chauffeur de me laisser là. Nous ne sommes qu'à quatre kilomètres de Villa Leyva, je rentrerai à pieds. J'emprunte la route et m'aperçois trop tard qu'il y avait un chemin plus court. Tant pis, les paysages sur les montagnes environnantes sont jolis. Je rencontre par hasard un petit groupe de marcheurs français qui vivent ici. On cause un peu. Puis nos chemins se séparent. De retour en ville, je trouve un petit resto qui me sert une très bonne salade composée. Finalement, on mange assez bien en Colombie. En fin d'après-midi, je vais déambuler dans les rues pour prendre des photos. C'est vraiment un très joli village. Les touristes commencent à repartir chez eux. Le village se vide petit à petit.

samedi 30 juillet 2016

Route vers Villa de Leyva


Ma lessive d'hier soir n'est pas sèche. Je mets tout dans un sac plastique. Je vais tirer un peu de fric. Je paye l'hôtel puis direction le terminal de bus en taxis. Ici les taxis ne sont pas très chers. Ce serait dommage de s'en priver. Le terminal de bus est composé de cinq blocs qui vont chacun dans une direction différente. Pour moi, ce sera le bloc rouge pour les destinations vers le nord. Il faut faire la tournée des guichets pour trouver le bon bus. J'en trouve un qui part à 11h30. Ça me laisse une bonne heure devant moi à patienter dans une salle d'attente. Pour sortir de Bogota, c'est compliqué. Il y a d'énormes bouchons. Nous mettons plus d'une heure pour nous rendre à la porte du nord. J'aurai eu finalement plus vite fait de m’y rendre par le transmilenio. À savoir pour la prochaine fois. Une fois sorti de la banlieue nord de Bogota ça roule mieux. Nous empruntons l'autoroute du nord. Les paysages sont jolis. Des collines verdoyantes, des fermes éparses, des troupeaux de vaches et de chevaux, un peu comme en Auvergne. Parfois quelques ralentissements à cause de travaux ou d'accidents. Un motard d'est fait fauché dans une descente par un bus. Apparemment, il est mort le pauvre. Ils l'ont suspendu à la glissière de sécurité, la tête et les bras d'un côté et le reste du corps de l'autre. Bizarre, on doit faire comme ça ici. Ça jette un froid. La route grimpe pas mal puis nous redescendons dans une vallée. Les paysages changent et sont beaucoup plus arides. Au bout de 4 heures et demi, nous arrivons enfin à Villa de Leyva. C'est un petit village de style colonial très visité. Comme nous sommes le week-end, c'est bourré de touristes colombiens qui viennent passer la journée. Nous ne sommes qu'à 160 kilomètres de Bogota. Les rues sont pavées et les maisons restaurées. On a l’impression que rien a changé depuis l'époque coloniale. A ce qu'il parait, la place du village est la plus grande d'Amérique. Un carré de 120 mètres de coté. Pour un si petit village, ça paraît immense. Je trouve mon hôtel sur la place. Il est superbe. Ce devait être une ancienne maison de maître. Il y a deux patios intérieurs entourés de chambres sur deux niveaux. Les meubles sont anciens. On a l'impression de dormir dans un vieux monastère ou dans l'hacienda de Zorro. Le patron est un petit vieux qui me dit que j'ai de la chance car il ne lui reste plus qu'une seule chambre. Bien-sûr, je la prends. Je me repose un peu puis vais déambuler dans les petites rues. C'est charmant. C'est touristique mais joli. Il y a pas mal de restos, de boutiques de souvenirs mais tout en restant dans le style de l'époque. Les colombiens, venant surtout de Bogota, viennent se promener là en famille ou en groupe. Le soir c'est la fête. Il y a des groupes de musique jusqu'à tard dans la soirée. Moi, je suis crevé, je vais me coucher.

vendredi 29 juillet 2016

La Cathédrale de sel de Zipaquira

Je me réveille encore une fois très tôt. Au petit déjeuner, je rencontre un couple de brésiliens très sympas qui est venu courir le marathon de Bogota dimanche prochain. Ça ne va pas être simple car Bogota se trouve à 2 700 mètres d'altitude. C'est la troisième plus haute ville d'Amérique après La Paz et Mexico. Je décide d'aller visiter la cathédrale de sel situé à une trentaine de kilomètres au nord de Bogota. Je vais prendre le transmilenio jusqu'à son terminus, la porte du nord, puis je prendrai un autre bus qui m'emmènera jusqu'à Zipaquira. On prend l’autoroute du nord. Les quartiers du nord de Bogota sont les quartiers riches. Puis on traverse des zones industrielles. La campagne très verte, est entourée de montagnes. Zipaquira est une petite ville touristique. Je m’informe au syndicat de tourisme situé dans la petite gare. C’est la seule ligne qui marche en Colombie. Elle ne sert qu'aux touristes qui viennent visiter le lieu. Belle église sur une grande place. Beaucoup de lycéens sont venus en groupe. Petite marche jusqu'au souterrain qui mène à la cathédrale de sel. C'est une réplique parfaite de la première qui est interdite au public pour des raisons de sécurité. On descend par des galeries à 180 mètres sous terre par petits groupes. Les éclairages sont très bien réalisés. Les couleurs changent souvent. Ça donne un aspect féerique. Au début, il n'y a pas grand monde puis les groupes scolaires envahissent les lieux. Ça devient bruyant. En sortant, je déjeune dans un petit boui-boui une soupe aux pommes de terre et au poulet. Rustique mais ça cale bien. Retour à Bogota. Minibus, transmilenio et marche à pied. Un peu de lessive. Ça va être compliqué pour la faire sécher.

jeudi 28 juillet 2016

Candelaria, le centre historique de Bogota

Évidemment, ça ne loupe pas, je me réveille à deux heures du mat. Heureusement, j'arrive à me rendormir plusieurs fois et je me lève à six heures du mat. Je bouquine un peu mon guide puis vais prendre mon petit déjeuner à sept heures. Très frugal le petit déjeuner. La réceptionniste appelle l'hôtel d'en face pour savoir s'ils ont une chambre de libre pour ce soir et demain soir. Ils en ont une. Chouette ! Je déménage donc. On me présente une chouette petite chambre sous les combles. Elle n’est pas bien grande mais coquette. Elle est quasiment refaite à neuf. Je prépare mon petit sac à dos puis je vais à pieds jusqu'au centre-ville. Une bonne demi-heure de marche pour 4 kilomètres. Il est encore tôt. La plupart des magasins sont encore fermés. Dès qu'ils ouvrent, j'en profite pour acheter une carte de téléphone pour recevoir Internet aux cas où il n'y aurait pas de connexion wifi. J'en obtiens une pour à peine 20 euros. Avec ça, je devrais tenir un mois. Puis, je vais visiter le musée de l’or. Un magnifique musée très bien fourni en objets précolombiens. Des parures, des bijoux et toutes sortes d'objets en or que les espagnols n'ont pas fondu pour envoyer en Espagne. À peine ai-je acheté mon billet que l'alarme du musée retentit. Tout le monde regagne la sortie. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard. Dehors, il y a du crachin. Ce n'est pas vraiment de la pluie mais plutôt des nuages qui passent sur la ville. Ça ne devrait pas durer. Je vais me réfugier dans une charmant café au milieu d'une jolie place. La déco est kitch mais sympa. Puis je retourne au musée. L'alarme a cessé de brailler. Je suis ébahi par la présentation des objets. Magnifique ! Ça vaut vraiment le coup d'œil. Il pleut encore un peu lorsque je sors du musée. Je vais visiter quelques églises puis vais sur la grande place Simon Bolivar où se trouve la Cathédrale et le palais de justice. Les monuments ne sont pas très anciens à cause des tremblements de terre fréquents et des révoltes qui ont mis le feu à pas mal d'entre eux. Un petit tour par la présidence. Les policiers fouillent mon sac mais toujours très aimablement. Pour déjeuner, je trouve par hasard un restaurant populaire dans un petite rue. La bouffe n'est pas top. Mais l'ambiance est purement colombienne. Je déambule dans les petites rues du vieux centre puis rentre à l'hôtel en prenant le transmilenio, une espèce de métro-bus. Ce n’est pas cher et rapide. Je mets quelques photos en ligne puis dodo.

mercredi 27 juillet 2016

Le Départ

Ça me fait vraiment plaisir de revenir en Amérique du Sud. C'est un continent que j’affectionne particulièrement. Je m’y sens bien, les paysages sont beaux en général et les gens sympas. Le fait de comprendre et de parler un peu l’espagnol y est sans doute pour beaucoup. Il y a quatre ans, lors de mon voyage en Equateur, j'étais passé juste à côté de la frontière colombienne mais je n'avais pas assez de temps pour m'y rendre. Je devais redescendre à Lima pour prendre mon avion du retour. Je m'étais promis de revenir un jour visiter la Colombie. Voilà, c'est chose faite. Mes amis de voyage qui en reviennent m'en ont dit que du bien. Les risques de terrorisme ont presque disparus depuis plusieurs années grâce aux récents accords de paix. C'est le moment idéal pour visiter ce pays qui n'est pas encore infesté de touristes. Le voyage en avion se passe sans problème. Nous faisons une petite escale de deux heures à Madrid puis nous embarquons sur un gros Boeing, vers Bogota. Vers 19 heures la nuit tombe brusquement. Bizarre ? Je n’ai pas vu le soleil se coucher. Je m’assoupi un peu. Lorsque j'ouvre les yeux une demi-heure plus tard, je suis surpris par l'étonnante clarté de la lune. On se croirait en plein jour. Elle brille vraiment très fort. Sans doute à cause de l’altitude ? Je finis par me rendre compte qu’en fait, c'est bien le soleil et non la lune. C’est tout simplement la teinte des fenêtres qui se fonce toute seule en fonction de l'intensité de la lumière extérieure. Plus besoin de volet. Ça, c'est une sacrée trouvaille. Nous arrivons à Bogota vers 18 heures locales, 1 heure du matin à Paris. Il y a donc 7 heures de décalage. Va falloir gérer ça. Je tire un peu d'argent dans un distributeur à l’aéroport. C'est toujours l'angoisse de savoir si la machine va cracher ou pas. Je me résous à prendre un taxi pour me rendre au centre-ville. Il y a bien des bus mais il parait que c'est un peu compliqué. Vu le prix des taxis, je ne vais pas me priver. C'est quand même plus rapide et plus sûr. Je trouve un petit hôtel dans le quartier Chapinero, au nord du centre historique. C’est un quartier calme mais surtout beaucoup plus sûr. Il ne leur reste qu'une chambre pour ce soir. Ce n'est pas grave. Demain, j'en chercherai un autre. Il est 20 heures, je m'écroule de fatigue.