samedi 30 juillet 2016

Route vers Villa de Leyva


Ma lessive d'hier soir n'est pas sèche. Je mets tout dans un sac plastique. Je vais tirer un peu de fric. Je paye l'hôtel puis direction le terminal de bus en taxis. Ici les taxis ne sont pas très chers. Ce serait dommage de s'en priver. Le terminal de bus est composé de cinq blocs qui vont chacun dans une direction différente. Pour moi, ce sera le bloc rouge pour les destinations vers le nord. Il faut faire la tournée des guichets pour trouver le bon bus. J'en trouve un qui part à 11h30. Ça me laisse une bonne heure devant moi à patienter dans une salle d'attente. Pour sortir de Bogota, c'est compliqué. Il y a d'énormes bouchons. Nous mettons plus d'une heure pour nous rendre à la porte du nord. J'aurai eu finalement plus vite fait de m’y rendre par le transmilenio. À savoir pour la prochaine fois. Une fois sorti de la banlieue nord de Bogota ça roule mieux. Nous empruntons l'autoroute du nord. Les paysages sont jolis. Des collines verdoyantes, des fermes éparses, des troupeaux de vaches et de chevaux, un peu comme en Auvergne. Parfois quelques ralentissements à cause de travaux ou d'accidents. Un motard d'est fait fauché dans une descente par un bus. Apparemment, il est mort le pauvre. Ils l'ont suspendu à la glissière de sécurité, la tête et les bras d'un côté et le reste du corps de l'autre. Bizarre, on doit faire comme ça ici. Ça jette un froid. La route grimpe pas mal puis nous redescendons dans une vallée. Les paysages changent et sont beaucoup plus arides. Au bout de 4 heures et demi, nous arrivons enfin à Villa de Leyva. C'est un petit village de style colonial très visité. Comme nous sommes le week-end, c'est bourré de touristes colombiens qui viennent passer la journée. Nous ne sommes qu'à 160 kilomètres de Bogota. Les rues sont pavées et les maisons restaurées. On a l’impression que rien a changé depuis l'époque coloniale. A ce qu'il parait, la place du village est la plus grande d'Amérique. Un carré de 120 mètres de coté. Pour un si petit village, ça paraît immense. Je trouve mon hôtel sur la place. Il est superbe. Ce devait être une ancienne maison de maître. Il y a deux patios intérieurs entourés de chambres sur deux niveaux. Les meubles sont anciens. On a l'impression de dormir dans un vieux monastère ou dans l'hacienda de Zorro. Le patron est un petit vieux qui me dit que j'ai de la chance car il ne lui reste plus qu'une seule chambre. Bien-sûr, je la prends. Je me repose un peu puis vais déambuler dans les petites rues. C'est charmant. C'est touristique mais joli. Il y a pas mal de restos, de boutiques de souvenirs mais tout en restant dans le style de l'époque. Les colombiens, venant surtout de Bogota, viennent se promener là en famille ou en groupe. Le soir c'est la fête. Il y a des groupes de musique jusqu'à tard dans la soirée. Moi, je suis crevé, je vais me coucher.

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