mercredi 27 juillet 2016
Le Départ
Ça me fait vraiment plaisir
de revenir en Amérique du Sud. C'est un continent que j’affectionne
particulièrement. Je m’y sens bien, les paysages sont beaux en général et les
gens sympas. Le fait de comprendre et de parler un peu l’espagnol y est sans
doute pour beaucoup. Il y a quatre ans, lors de mon voyage en Equateur, j'étais
passé juste à côté de la frontière colombienne mais je n'avais pas assez de
temps pour m'y rendre. Je devais redescendre à Lima pour prendre mon avion du
retour. Je m'étais promis de revenir un jour visiter la Colombie. Voilà, c'est
chose faite. Mes amis de voyage qui en reviennent m'en ont dit que du bien. Les
risques de terrorisme ont presque disparus depuis plusieurs années grâce aux
récents accords de paix. C'est le moment idéal pour visiter ce pays qui n'est
pas encore infesté de touristes. Le voyage en avion se passe sans problème.
Nous faisons une petite escale de deux heures à Madrid puis nous embarquons sur
un gros Boeing, vers Bogota. Vers 19 heures la nuit tombe brusquement. Bizarre ?
Je n’ai pas vu le soleil se coucher. Je m’assoupi un peu. Lorsque j'ouvre les
yeux une demi-heure plus tard, je suis surpris par l'étonnante clarté de la
lune. On se croirait en plein jour. Elle brille vraiment très fort. Sans doute
à cause de l’altitude ? Je finis par me rendre compte qu’en fait, c'est bien
le soleil et non la lune. C’est tout simplement la teinte des fenêtres qui se fonce
toute seule en fonction de l'intensité de la lumière extérieure. Plus besoin de
volet. Ça, c'est une sacrée trouvaille. Nous arrivons à Bogota vers 18 heures
locales, 1 heure du matin à Paris. Il y a donc 7 heures de décalage. Va falloir
gérer ça. Je tire un peu d'argent dans un distributeur à l’aéroport. C'est
toujours l'angoisse de savoir si la machine va cracher ou pas. Je me résous à
prendre un taxi pour me rendre au centre-ville. Il y a bien des bus mais il
parait que c'est un peu compliqué. Vu le prix des taxis, je ne vais pas me
priver. C'est quand même plus rapide et plus sûr. Je trouve un petit hôtel dans
le quartier Chapinero, au nord du centre historique. C’est un quartier calme
mais surtout beaucoup plus sûr. Il ne leur reste qu'une chambre pour ce soir.
Ce n'est pas grave. Demain, j'en chercherai un autre. Il est 20 heures, je
m'écroule de fatigue.
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