vendredi 26 août 2016

Le dernier jour


Je peux occuper ma chambre jusqu'à midi. Je glande donc un peu le matin. Je discute avec trois jeunes français qui rentrent aussi. Je vais me promener dans les quartiers riches du nord de la ville. Ça n'a rien à voir avec le centre colonial. Ça sent le fric ici. Il y a au moins un flic ou un militaire armé tous les cent mètres. C'est nickel. Ca peut l'être, il y a des nettoyeurs partout. Je glande un peu à l'hôtel avant de regagner l'aéroport en bus. Comme il me reste des sous sur mon pass, autant en profiter. J’arrive assez tôt à l’aéroport. Je me balade un peu et dépense mes derniers pesos. Le vol se déroule sans problème. Nouvelle escale à Madrid, puis Orly. Je prends le bus jusqu’à Denfert. Il est bondé. Il fait très chaud à Paris. Il parait que ça fait une semaine qu’il y a la canicule. Nous sommes samedi après-midi. J’ai toute la journée de demain pour remplir le frigo et faire les lessives. Ce fut vraiment un très beau voyage. Il n’est pas dit que je ne retournerai pas un jour en Colombie…



jeudi 25 août 2016

Le Cerro Monserrate


Comme je n'aurai pas le temps d'aller chez le coiffeur en arrivant à Paris, je décide d'aller me faire couper les cheveux dans le quartier. En à peine une heure, j'ai le temps d'aller chez le coiffeur et d’acheter des cartouches de clopes. J'ai maintenant toute la journée pour me balader. Comme je connais déjà le centre historique, je décide de monter sur le cerro Monserrate. C'est un point culminant au-dessus de Bogota avec un très beau panorama sur la ville. On y monte en télécabine et on redescend en téléphérique. J'ai de la chance, il fait relativement beau aujourd'hui, la vue est splendide. On voit tout Bogota jusqu'aux montagnes du fond. Il y a pas mal de touristes. J'y reste un bon moment puis redescends en ville. Je trouve une parilla pour déjeuner dans une rue commerçante. Du porc grillé pas mauvais. Puis je vais faire un tour au musée national. Il est gratuit mais intéressant. Il évoque toute l'histoire de la Colombie depuis l'époque précolombienne jusqu'à nos jours. Il est situé dans une ancienne prison construite au temps de la colonie. Je déguste un café glacé dans le jardin intérieur. L'endroit est paisible, loin du brouhaha de la ville. Ça fait du bien, j'y reste un bon moment.

mercredi 24 août 2016

Retour vers Bogota


Nous sommes réveillés tôt par le coq qui n'a pas arrêté de chanter depuis 5 heures du mat. Nous sommes plusieurs à aller voir le lever du soleil sur une petite colline. C’est vraiment splendide. Nous sommes quatre français à partir pour Bogota. Nous avons commandé un taxi pour nous emmener à Neiva. Comme il n'y a pas de pont entre Villavieja et Aipe, il faut redescendre de 35 kilomètres vers Neiva puis remonter par la route de Bogota. Aujourd'hui, le ciel est nuageux. Je crois que j'ai bien choisi mon jour. Hier, il faisait beaucoup plus beau. Et pour les photos, c'est quand même beaucoup mieux. À la gare routière de Neiva, nous trouvons rapidement un bus, plutôt confortable par rapport à d'habitude. Mais la clim est trop forte, comme souvent. Nous longeons le rio Magdalena jusqu'à Girardot puis nous remontons pour atteindre les 2 300 mètres d'altitude de Bogota. Il ne fait plus que 16 degrés. Une sacré différence. Il faut remettre le pantalon et le pull. Nous prenons avec Sylvain le transmilenio pour rejoindre le quartier de Chapinero. Ça fait drôle de retrouver Bogota après un mois de voyage. Il n'y a malheureusement plus de place dans l'hôtel dans lequel j’étais en arrivant. J'en trouve un autre non loin. Comme nous n'avons rien mangé depuis ce matin, nous allons dîner dans une petite gargote avec Sylvain. Il rentre en France vendredi comme moi.

mardi 23 août 2016

Le désert de Tatacoa


Il y a trois sites intéressants dans le désert de Tatacoa. Le site qu’ils appellent Cuzco qui juste en face de l’observatoire et à peine un kilomètre de l'hôtel. Ce sont des reliefs en terre rouge. Plus loin, il y a le site de Ventanas plus classique et à une dizaine de kilomètres, le désert gris où ils ont construit une piscine. Le premier, on peut le faire facilement à pieds tout seul. Par contre les deux autres, il faut louer une moto, un vélo ou un cheval. Et c’est un peu l’arnaque. Les gens du coin en profitent pas mal. Je me dis qu’une bonne balade sur le premier site fera parfaitement mon affaire. Je pars donc assez tôt. Il fait un temps splendide. La lumière est parfaite pour les photos. Cactus géants, des petites falaises de terre rouge, des oiseaux petits et gros. L’endroit est féerique. Je suis tout seul dans ce désert. On s’y sent bien. Il ne fait pas encore très chaud mais je sens que ça ne va pas tarder. J'ai juste emporté une petite bouteille d'eau avec moi. Je marche un peu au hasard durant trois heures. Je termine la marche par un labyrinthe formé par les cours d’eau. Puis, je me retrouve à l’observatoire. Je déguste deux bonnes bières puis vais dans le petit resto d'à côté pour manger un morceau. Pas terrible la bouffe ici. Juste pour remplir le bide. Il commence à faire sacrément chaud. Il fait plus de 38 degrés mais c'est une chaleur sèche. Je retourne à l’hôtel pour faire la sieste. Sur la route, un type me propose de m'emmener cet après-midi voir les deux sites en moto. Je négocie le prix. Ok, je reviendrai vers trois heures. Il fera moins chaud. Effectivement, ça valait le coup. Je découvre la piscine alimentée par une source naturelle. Bizarre de voir ça ici. Mais pourquoi pas. Les formes des canyons sont sympas. On se croirait en plein Far-West. Puis retour à l'hôtel. J’offre un coup à boire à mon chauffeur puis le remercie. Le soir, au resto de l’hôtel, je discute avec un couple de parisiens qui ont fait la balade en cheval. Ils disent que c'était sympa.

lundi 22 août 2016

Vers Villavieja

Il a quasiment plu toute la nuit. Ça fait un barouf sur les tôles de la toiture. Je me lève assez tard, vers 9 heures. Carlos, le patron de l'hôtel, me propose de m'emmener à Pitalito car il y va ce matin avec son père et son frère pour faire des courses. C’est super sympa. Ça m'évite un paquet d’attente pour prendre mes bus. Ils me déposent à la gare routière et de là, je prends un autre minibus qui m’emmène jusqu'à Neiva. Je n’ai même pas le temps de manger un morceau. Mais tant pis, je suis pressé d’arriver. Le trajet dure un peu plus de trois heures. Je suis assis devant à côté d'un colombien très sympa qui bosse dans les petites banques villageoises. Il doit prendre un avion à Neiva pour Bogota. Son boulot le fait voyager souvent dans tout le pays. À la gare routière de Neiva, il faut reprendre une camionnette pour Villavieja. Les paysages changent complètement. On se croirait en Afrique. C'est beaucoup plus aride. Tout est sec. Il paraît qu'ici il pleut très peu. Il y a un microclimat. Les montagnes aux alentours empêchent les nuages de passer. C'est ce qui créé ces paysages de western. Le chauffeur me propose pour une somme modique de m’emmener jusqu'au milieu du désert avec d'autres touristes. Excellente idée. Il paraît que c’est galère de trouver un transport pour y aller. Il y a plus de 4 kilomètres depuis Villavieja et à pieds, il fait trop chaud. Les paysages sont féériques. J’aurai plus de temps demain pour visiter tout ça. Il nous amène jusqu'à un hôtel près d’un observatoire astronomique. Il paraît que c’est le rendez-vous des amateurs d’étoiles. L'hôtel est situé en plein milieu du désert. C’est magique. Il y a même un restaurant où on peut manger du bon poulet. Le paradis…

dimanche 21 août 2016

Tour de la région de San Agustin en 4x4


Aujourd'hui, je vais aller visiter les sites plus lointains en 4x4. Le chauffeur vient me chercher vers 8 heures. Je suis accompagné de trois filles de Bogota et d'un garçon de Medellin. Ils ont une trentaine d'années. Carlos Andrés est professeur à l'Université, les filles, je ne sais pas trop. L'une d'elle travaille dans une administration internationale. Le chauffeur, d'une cinquantaine d’années comme moi, est du coin. Ils sont tous très sympas et on se rigole bien. Je commence à vraiment tout comprendre des discussions. Les paysages du coin sont vraiment jolis. Des rios, dont le célèbre rio Magdalena qui traverse tout le pays du sud au nord. C'est à 80 kilomètres d'ici qu'il prend sa source. Il va se jeter à Baranquilla, sur la côte caraïbe. Il y a aussi de beaux canyons profonds, des cascades de plusieurs centaines de mètres et bien entendus des sites archéologiques. C'est un mélange de sites naturels et d’histoire de la région. J'avoue que je commence un peu à saturer des statues précolombiennes. Mais les sites sont vraiment superbes. On a le droit à quelques averses mais rien de grave. Le tour nous prend toute la journée. Pour déjeuner, Carlos et moi mangeons une bonne truite. Les autres, le menu du jour. À la fin de la journée, on est bien crevé. Ça secoue pas mal dans la jeep. Les pistes ne sont pas toutes en bonne état. De retour à l'hôtel, je saluts mes compagnons de route puis prend une bonne douche réparatrice.

samedi 20 août 2016

Le parc archéologique de San Agustin


Mes hôtes sont vraiment charmants et très attentionnés avec moi. Il s'agit d'un jeune couple du coin. Ils ont deux enfants. Le petit déjeuner est frugal mais bon. L'endroit est champêtre et relativement calme par rapport à la ville. Ça me change un peu. Ce matin, je vais faire une balade en cheval pour découvrir des sites difficilement accessibles en voiture ou à pieds. On vient me chercher à 9 heures comme prévu. C'est un petit groupe de trois personnes. Une polonaise, une française et un guide. On découvre ainsi quatre sites intéressants, soit une randonnée à cheval d’environ une quinzaine de kilomètres. Au début, le cheval, c'est sympa. Mais lorsqu'ils trottent et qu'on n'a pas l'habitude, les fesses en prennent un sacré coup et ce n'est plus vraiment une partie de plaisir. En plus, le mien se dispute la première place avec un autre. C'est la course. Ils connaissent parfaitement leur chemin. On a juste à tenir les reines, ils se dirigent tout seul. Mais il faut reconnaître qu'il aurait été beaucoup plus difficile de découvrir ces lieux à pieds. Ce sont des sites où ont été découvert des stèles de l'époque précolombienne. En soit rien d’extraordinaire, mais ça fait découvrir la région. Il n'y a vraiment pas grand monde comme visiteurs. Au premier site il y a un petit musée sans prétention. Au deuxième, une superbe vue sur les canyons du rio Magdalena. Et au troisième, une petite balade à pieds. Puis retour à San Agustin. Je rends mon cheval arrivé à mon hôtel, non mécontent de me reposer les fesses. Puis je repars à pieds jusqu'en ville pour prendre un petit bus qui m'emmène jusqu'au parc archéologique. Il est à peine 14 heures. Le parc ferme à 16 heures. Il ne faut pas trop trainer. Je mange un paquet de chips à la cafétéria du parc puis commence la visite. C'est un très joli parc très bien entretenu. Il y a quatre sites à voir et un magnifique point de vue depuis la colline qui surplombe le parc. Certes, il faut aimer les stèles et les statues. Je suis quasiment tout seul. J'ai le parc pour moi. Il y a du soleil. Les gazons sont tondus à raz. On découvre un fond de rivière sculpté. Marrant. Je retrouve par hasard Hasna qui redescend du point de vue. Nous nous retrouvons à la cafétéria pour causer un peu puis retour à l'hôtel. Je retrouve mon hôte, Carlos, sur le chemin. Il me remonte au gîte en moto. Ça tombe bien, je suis nase.