lundi 15 août 2016

Filandia


Chouette, mon mollet va beaucoup mieux ce matin. Je peux presque marcher normalement. Les suisses me proposent d'aller visiter une plantation de café. Bonne idée. C’est à peine 4 kilomètres d'ici. Nous décidons d'y aller à pieds. Il paraît que la route est jolie. Plus de problème pour moi pour marcher. Nous nous arrêtons en cours de route pour monter sur une immense tour en bois. Une espèce de mirador. De là-haut, la vue est splendide. Malheureusement, il ne fait pas très beau aujourd'hui. La visibilité n'est pas très bonne. Mais c'est joli tout de même. Sur le chemin, je discute un peu avec mes nouveaux amis de voyage suisses. Lui est architecte à Zurich. Elle, je ne sais pas trop. Elle n'a pas l'air en forme aujourd'hui. Elle reste en retrait. La route est sans doute jolie mais ce n’est pas génial pour marcher. Beaucoup de voitures et de poussière sur la piste. Nous arrivons à un restaurant panoramique qui sert des petits plats très simples mais très bons. On s'installe devant ce panorama extraordinaire. On pourrait y passer toute la journée. On boit l'excellent café du coin. On abandonne l'idée d'une visite de la plantation. C'est en espagnol et les suisses ne le comprennent pas beaucoup et puis c'est cher. Ça sent l'attrape-nigaud. Pour le retour, une voiture d’un paysan nous propose de nous ramener en ville gracieusement. Ce n’est pas de refus. Ils sont vraiment sympas ces colombiens. Puis, nous retournons nous reposer à l'hôtel. Le soir, nous allons faire un tour en ville. À peine sortis de l’hôtel, qu'un orage nous tombe dessus. Nous devons trouver refuge dans une petite boutique le temps que le déluge cesse. La place s’est vidée. Elle est déserte. Nous trouvons un petit restaurant qui retransmet les jeux olympiques à la télévision. Nous restons jusqu'à la fin du saut à la perche. Le perchiste français perd de justesse contre un brésilien. Sans être chauvin, il mériterait de gagner. Mais c'est la dure loi du sport.

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