Je crois que
j'ai fait le tour de Medellin. Je suis perplexe sur cette ville. Elle est très
active, moderne et son climat idéal. Il fait entre 20 et 25 degrés toute
l'année. Mais pour la visiter en se baladant à pieds, c'est une autre histoire.
J'ai vu, voilà. J’ai fait de belles rencontres mais je ne suis pas sûr d’avoir
envie d'y revenir. Ce matin, je vais au grand centre commercial d'à côté pour
tirer un peu d'argent frais et prendre un petit déjeuner. Puis, je vais en taxi
au terminal sud pour prendre un minibus qui m’emmènera à Jardin. C'est un petit
village à 150 kilomètres au sud qui, paraît-il, vaut le coup d'œil. Ce n'est
pas encore trop touristique dit-on. La route est magnifique. Des pâturages de
montagnes tout le long et les premières plantations de café. Ça tourne pas mal
mais la route est tellement jolie qu'on ne voit pas passer les trois heures de
voyage. On change de bus à Andes, je ne sais pas trop pourquoi ? Puis arrivé
sur la place du village, je cherche un hôtel. Le premier est complet mais celui
d'à côté a une chambre au premier étage avec un balcon qui donne sur la place.
C'est sympa mais bruyant. Surtout qu'ici, tous les habitants du village
viennent faire la causette l'après-midi sur la place. Il y a des chaises en
bois installées partout. Les cowboys et leurs chevaux sont de la partie. C'est
très campagnard. Je ne distingue que très peu de touristes. Le village est très
vivant. Il y certes quelques boutiques touristiques mais surtout des échoppes
de petits artisans locaux, cordonniers, coiffeurs, bouchers, tailleurs, etc…
Bref, un village colombien qui n'a pas perdu son âme. Je vais déjeuner dans un
restaurant situé sur la place. Une bonne truite. L’orage gronde et la pluie
tombe fort. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. Un petit tour à l'office
du tourisme où une demoiselle me conseille certaines randonnées à faire à pieds
pour demain. On me propose aussi d'aller faire un petit tour en bas du village,
dans une espèce de réserve pour voir de drôles d'oiseaux à col rouge qui
viennent du Pérou. J'y vais. J'ai un peu de mal à trouver. Heureusement, les cantonniers
du coin m’indiquent le chemin. C'est en fait dans le jardin d'une maison en
construction. La dame nous fait payer un prix assez élevé pour ce qu'il y a à
voir. Mais maintenant que je suis là, je ne vais pas repartir. On aperçoit
effectivement quelques beaux oiseaux mais ils sont trop loin pour que je puisse
les prendre convenablement en photos. Et puis, la nuit tombe.
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