jeudi 11 août 2016

La route du café


Je crois que j'ai fait le tour de Medellin. Je suis perplexe sur cette ville. Elle est très active, moderne et son climat idéal. Il fait entre 20 et 25 degrés toute l'année. Mais pour la visiter en se baladant à pieds, c'est une autre histoire. J'ai vu, voilà. J’ai fait de belles rencontres mais je ne suis pas sûr d’avoir envie d'y revenir. Ce matin, je vais au grand centre commercial d'à côté pour tirer un peu d'argent frais et prendre un petit déjeuner. Puis, je vais en taxi au terminal sud pour prendre un minibus qui m’emmènera à Jardin. C'est un petit village à 150 kilomètres au sud qui, paraît-il, vaut le coup d'œil. Ce n'est pas encore trop touristique dit-on. La route est magnifique. Des pâturages de montagnes tout le long et les premières plantations de café. Ça tourne pas mal mais la route est tellement jolie qu'on ne voit pas passer les trois heures de voyage. On change de bus à Andes, je ne sais pas trop pourquoi ? Puis arrivé sur la place du village, je cherche un hôtel. Le premier est complet mais celui d'à côté a une chambre au premier étage avec un balcon qui donne sur la place. C'est sympa mais bruyant. Surtout qu'ici, tous les habitants du village viennent faire la causette l'après-midi sur la place. Il y a des chaises en bois installées partout. Les cowboys et leurs chevaux sont de la partie. C'est très campagnard. Je ne distingue que très peu de touristes. Le village est très vivant. Il y certes quelques boutiques touristiques mais surtout des échoppes de petits artisans locaux, cordonniers, coiffeurs, bouchers, tailleurs, etc… Bref, un village colombien qui n'a pas perdu son âme. Je vais déjeuner dans un restaurant situé sur la place. Une bonne truite. L’orage gronde et la pluie tombe fort. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. Un petit tour à l'office du tourisme où une demoiselle me conseille certaines randonnées à faire à pieds pour demain. On me propose aussi d'aller faire un petit tour en bas du village, dans une espèce de réserve pour voir de drôles d'oiseaux à col rouge qui viennent du Pérou. J'y vais. J'ai un peu de mal à trouver. Heureusement, les cantonniers du coin m’indiquent le chemin. C'est en fait dans le jardin d'une maison en construction. La dame nous fait payer un prix assez élevé pour ce qu'il y a à voir. Mais maintenant que je suis là, je ne vais pas repartir. On aperçoit effectivement quelques beaux oiseaux mais ils sont trop loin pour que je puisse les prendre convenablement en photos. Et puis, la nuit tombe.

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