vendredi 19 août 2016

La route vers San Agustin


Je pensais rester au moins deux jours à Popayàn mais le temps passe trop vite. Il faut que j'accélère un peu si je veux voir les sites archéologiques dans le sud du pays. En plus, j'ai à peu près fait le tour des coins sympas de la ville. Comme il y a un beau ciel bleu ce matin, je retourne faire quelques photos du centre-ville. J'en profite pour tirer de l'argent. Puis je fais mon sac et vais à la gare routière à pieds. Elle n'est pas si loin. Je prends un billet pour le bus de San Agustin. Il y en a un qui part dans un quart d'heure, c'est parfait. Au début, la route est plutôt bonne. C'est une bonne route de montagne. Les paysages sont superbes. On grimpe beaucoup. Puis on traverse une réserve de nativos. La piste a remplacé la bonne route goudronnée. C'est la forêt dense. Nous avons dû monté haut puisque nous sommes dans les nuages. Il flottille un peu au début puis c'est de la pluie beaucoup plus forte. Les croisements entre camions sont délicats. Il n'y a que quelques centimètres entre eux. On n'y voit pas grand-chose dans la brume. On fait une pause déjeuner dans un resto de routiers en altitude puis la piste redescend. On retrouve la bonne route un peu plus bas à la fin de la réserve. On sort de la pluie. Les paysages réapparaissent. Le bus m'arrête à l'embranchement de San Agustin où un taxi attend les quelques voyageurs qui y montent. Le chauffeur du taxi conduit comme un taré mais il a l'air de bien connaître la route. Pas mécontent d'arriver. Il nous dépose devant une agence touristique, comme par hasard. Mais finalement, ça fait bien mes affaires. En même pas un quart d'heure, mes visites de demain sont organisées et ils me trouvent un hôtel dans une petite ferme juste au-dessus du village. Ambiance locale très sympa. Beaucoup d'enfants jouent dans la cour. Ma chambre est située au-dessus de leur maison. Il y a de l'eau chaude et du wifi. Que demander de plus. J'en profite pour prendre une bonne douche. J'ai une jolie vue sur la vallée. Encore un coup de chance… Le soir je vais manger un plat de spaghetti dans l'hôtel d'à côté tenu par un français.

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