mardi 2 août 2016
Tunja
Voilà, j'ai bien profité de
Villa de Leyva, il est temps que je change de crèmerie. Je vais aller au petit
village de montagne pittoresque de Mongui, situé à 160 kilomètres de là, vers
l'est. La grande place de Villa Leyva est quasiment déserte. Je me rends à la
gare routière à pieds qui est vraiment proche du centre. Je trouve un minibus
qui m'emmènera à Tunja. De là, il faudra que j'en trouve un autre pour
Sogamoso, puis un autre pour Mongui. Je fais la connaissance d'Andrès. À croire
qu'ils s'appellent tous Andrés ici. Il est avocat et a vécu 18 mois à Toulouse.
Il parle très bien français, avec un fort accent sud-américain, bien entendu.
Il est vraiment très sympa et m'explique plein de choses sur la Colombie. Comme
nous sympathisons, il me propose d'aller boire un café ensemble à Tunja. Un
vrai café comme il dit, aps celui pour les touristes. Au paravent, nous passons
à l'Université catholique où il est professeur de droit pour qu'il puisse
déposer ses affaires. Il en profite pour me faire visiter l'Université et la
belle église qui est à côté. Puis nous allons prendre un café ensemble sur la
grande place de la ville. Ici pas de touristes, que des colombiens. Andrés
connait tout le monde. Il n'arrête pas de me présenter à ses amis. Puis nous
nous quittons en échangeant nos mails. Il me conseille d'aller visiter la
maison du fondateur située juste à côté de la cathédrale. Ce que je vais faire.
Il m'indique la route pour la gare routière puis nous nous disons au revoir.
Vraiment très sympa ce type. Je le remercie pour son accueil chaleureux. Pour
la visite de la Casa del Fundator, une charmante dame me fait remplir un papier
puis me fait visiter les lieux pour moi tout seul. C'est la demeure du mec qui
a fondé la ville au 17ème siècle. Je ne me souviens plus de son nom ? J'adore
ces endroits chargés d'histoire. Il y a de jolies peintures sur les plafonds
représentant des scènes de la bible. La plus part du mobilier est d'époque. À
la fin de la visite, je glisse un petit billet à ma guide et je vais voir
l'intérieur de la cathédrale. Puis je vais à la gare routière qui se trouve en
bas de la ville prendre mon bus pour Mongui. Je fais la connaissance d'un
routard espagnol. Il est instituteur à Pampelune et vient du Mexique. Il y a à
peine 14 kilomètres de route de montagne pour atteindre le charmant petit
village de Mongui. J'ai un peu du mal à trouver l'hôtel décrit dans mon guide. Au
détour d’une ruelle, je tombe par hasard sur le tournage d’un film. Une fille
doit descendre la rue en bicyclette. J’ai l’impression que c’est la première
fois qu’elle monte sur un vélo. Elle n’a pas l’air à l’aise du tout. Pour
filmer, ils ont bloqué toute la rue. Je suis obligé de faire un détour.
Finalement, je trouve un autre hôtel pas trop mal près de la place centrale qui
me propose une chambre avec une vue incroyable sur la vallée. Il fait aussi
restaurant. J'en profite pour manger un morceau. Je n’ai rien mangé depuis ce
matin. Puis je vais me promener un peu dans le village. Je tombe sur un petit
atelier qui fabrique des ballons de football en cuir. Il paraît que c'est la
spécialité du village. Un gars très sympa m'explique le processus de fabrication.
Très intéressant. Lors de ma promenade, je croise trois gamins qui me réclament
quelques pièces. Bien entendu, je refuse. Je ne donne jamais d’argent aux
enfants. C'est le problème des coins touristiques, surtout fréquentés par des
touristes américains, qui pensent faire une bonne action en filant du pognon ou
des bonbons. Ils ne se rendent pas compte des dégâts qu'ils peuvent faire. La
nuit tombée, il commence à faire froid. Nous sommes à 2 900 mètres d'altitude.
Je rentre à l'hôtel me réchauffer.
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