lundi 8 août 2016

La route de Medellin


Je serai bien resté une journée de plus ici car l'endroit me plaît bien mais le temps passe vite. Il faut maintenant que je me déplace vers Medellin. Je me renseigne sur Internet, il y a un bus qui part à 10 heures et qui arrive vers 18 heures. Ça va être une longue journée de bus. Un taxi m'emmène jusqu'au terminal. Très bien foutue cette gare routière. Bien organisée, avec les endroits pour boire un coup ou attendre tranquillement. C'est finalement un petit minibus qui me transportera. Ce n’est pas plus mal. On y voit mieux et c'est plus rapide. Les paysages changent beaucoup. Ce sont de grands pâturages verts à perte de vue. Des vaches et quelques cowboys. Très peu de champs cultivés, à part de temps en temps de la canne à sucre. On a droit à deux films américains stupides avec Bruce Willis et Vine Diesel. De la violence et des cascades à gogo. Heureusement mes écouteurs me permettent d'écouter de la musique sans être dérangé par ces navets. À mi-chemin, nous nous arrêtons pour manger dans un resto routier. À la remontée dans le bus, deux flics contrôlent l'identité des colombiens. J'ai l'impression que c'est assez fréquent ici. Moi, ils ne me demandent rien. Je ne dois pas les intéresser. Encore un accident de moto sur la route. Faut dire que certains conduisent vraiment très mal. Au trois quarts du chemin, arrêt complet sur une route de montagne. On nous dit qu'il y a eu un problème un peu plus loin. Je n'ai pas très bien compris quoi exactement. La circulation est bloquée depuis quatre heures. Il parait qu’une grue est en train de déblayer le passage. Cela provoque un immense bouchon dans les deux sens. Des énormes camions se frôlent en se croisant. On met plus d'une heure et demi pour sortir de ce guêpier. Nous longeons un rio tumultueux. Beaucoup de barrages hydroélectriques. Arrivé au terminal de Medellin, je prends un taxi qui m'emmène à un hôtel que j'avais repéré dans mon guide. Il est situé dans un endroit calme et chic. Par contre, il est rempli de jeunes routards anglophones et ça, j'aime moins.

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