Il fait
encore un super temps ce matin. En allant prendre mon petit déjeuner dans le
petit restaurant d'à côté, j'entends un bruit de fanfare sur la place. Nous
sommes dimanche et il y a un défilé. Tout la société est représentée. Les
enfants, les associations, les fanfares, les flics, les pompiers et les
militaires. Mais ça reste familial et bon enfant. Je prends quelques photos,
puis vais prendre mon petit déjeuner, prépare mon sac puis vais prendre mon
bus. Je veux aller à Giron, dans le nord près de Bucaramanga. En fait, mon
objectif est d'aller à Medellin et il faut passer par Bucaramanga. Or Bucaramanga
n'a rien d'extraordinaire à ce qu'il parait. C'est une grande ville
industrielle. J’opte donc pour Giron, un petit village à côté, beaucoup plus
sympathique à ce que j’ai lu. Le minibus me ramène donc à la gare routière du
centre de San Gil. Je dois marcher un peu jusqu'au malecon pour trouver un
autre minibus pour Bucaramanga. La route passe dans la montagne. Panoramas
fabuleux sur les canyons et les énormes rios en fond de vallées. Dommage que l'on soit à contre-jour, mais
c'est impressionnant tout de même. La route tourne énormément. Certains
passagers ont mal au cœur. Les sacs plastiques circulent à l'intérieur du bus.
Finalement, le voyage est assez rapide. Nous arrivons à Bucaramanga vers 13
heures. Grâce à mon GPS, je demande au chauffeur de m'arrêter sur la route,
tout proche de Giron. Ça m'évite un aller-retour inutile. De là, je prends un
taxi qui m'emmène jusqu'au centre-ville. C'est très animé et il y a plein de
monde dans les rues. C'est la balade dominicale familiale. Je trouve une
chambre dans un charmant hôtel de style colonial qui donne directement sur la place
centrale. En plus, il fait restaurant. J'en profite pour prendre le menu du
jour. J'ai très faim. Puis, je vais me promener un peu au hasard dans les rues.
Il fait chaud, ça cogne un peu. Il y a un air de kermesse. Les bistrots sont
pleins, les échoppes de sucrerie et souvenirs envahissent les trottoirs. Pas un
touriste à l'horizon. Ambiance colombienne et familiale. Sympa. L'ambiance de
fête dure jusqu'à 20 heures puis ça se calme. Il est temps d'aller dormir.
dimanche 7 août 2016
samedi 6 août 2016
Barichara
La nuit prochaine,
il va falloir que je sorte la moustiquaire. Les moustiques sont coriaces ici. Je
me suis fait piquer partout. Je prends mon petit déjeuner dans le petit boui-boui
à côté. Des tortillas au maïs. Avec les œufs brouillés, c'est super bon. Ce
matin, il fait très beau, pas un nuage à l'horizon. Le ciel est tout bleu. Je
veux marcher jusqu'au petit village de Guane, à une dizaine de kilomètres d’ici.
Le chemin pavé est très facile à suivre. En plus, il descend presque tout le
temps. Par contre, il fait déjà très chaud et il est à peine 9 heures. Les paysages
sont beaucoup plus secs. Mais c'est joli quand même. Il y a pleins de belles
photos à faire. Il n'y a quasiment aucun marcheur. Je dépasse seulement deux
filles belges et leur guide. Au milieu du parcours, nous nous arrêtons dans une
ferme boire une bière fraîche. Ça fait un bien fou. De là, il y a un très beau
panorama sur les montagnes d'en face. C'est un petit garçon qui me montre le
chemin jusqu'au belvédère. Puis c'est la descente sur le petit village de
Guane. C'est très petit mais bien typique. Il y a plusieurs petits restaurants.
Sur les conseils du guide des belges, je vais dans celui prêt de la place. On
me sert un plat de chèvre. C'est délicieux mais il y en a beaucoup trop. Je
n'en mange que la moitié sinon, je vais exploser. Et puis il fait tellement
chaud que je n'ai pas trop d'appétit. Je remonte à Barichara par le petit bus
local. Je ne me voyais pas refaire toute la montée sous ce caniar. Je rentre à mon
hôtel pour prendre une bonne douche et faire une petite sieste. Le soir, je
vais prendre quelques photos de nuit dans le village. Il y a pas mal de monde
attablé aux bars ou aux restaurants. Normal, on est samedi soir.
vendredi 5 août 2016
San Gil
Finalement, malgré le vacarme
de la rue, j'ai plutôt bien dormi. Je devais être bien crevé. Peut-être que la
température plus haute d'une dizaine de degrés y est pour quelque-chose ? Je
prends mon petit déjeuner sur la terrasse avec une vue magnifique sur les toits
de la ville. Comme je suis à San Gil, je vais en profiter pour visiter un peu
la ville. San Gil, c'est le centre colombien des activités d'aventures
sportives. Parapente, canyoning, vélo, escalade, etc… Moi, tous ces trucs, ça
ne me branche pas trop. Je passe voir la place centrale et sa cathédrale. Il y
a beaucoup de monde qui papote sur les bancs. C'est assez vivant et très
colombien. Très peu de touristes ici. Je marche jusqu'au bout de la ville pour
aller visiter un parc botanique. Je suis presque tout seul. Ce parc est
magnifique. Il y a plein de fleurs et d'arbres étranges. C'est très propre. Je
pourrai y rester une journée entière. Il y a aussi quelques animaux. Des
énormes perroquets et des petits écureuils pas trop farouches. C'est un parc en
plein milieu de la ville mais on a l'impression de se balader en pleine jungle.
Je retourne en ville en passant par le centre commercial. Je cherche deux
chemises. Mes polos sont trop chauds pour ici. Ce sont des boutiques de luxes
et les prix sont identiques à ceux qu'on trouve en France. Je vais plutôt faire
un tour au marché. Et j'ai bien fait car je trouve trois chemises de surplus
impeccables pour à peine six euros. En revenant vers l'hôtel, je tombe sur un
petit restaurant qui sert du cochon de lait. Une dame me propose d’y goûter.
C'est délicieux. C'est un mélange de cochon, de riz, de maïs et d'herbes. J'en
prends une assiette complète. Je me régale. Puis je vais chercher mon sac à
l'hôtel et vais à la petite gare routière du centre qui est juste à côté. Je
veux aller à Barichara, un chouette petit village situé à une vingtaine de
kilomètres de là. Il faut trois quart d'heure de route de montagne pour y
parvenir. L'hôtel que j'avais repéré est complet. Je me rabats donc sur un
autre près de la place du village plus sommaire mais tout à fait convenable et pas
cher. Je prends la chambre au fond de la cour pour être tranquille. Je fais un
peu de lessive et prends une bonne douche. Il fait lourd. Ça sent l'orage. Je
vais me promener dans le village. Il n'y a pas grand monde. Quelques militaires
en armes qui font un peu flipper et des enfants qui sortent de l'école. Je fais
mes repérages pour demain. Un peu de lecture dans le hamac. Les moustiques sont
de retour.
jeudi 4 août 2016
Sogamoso
Un dernier
petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, avec un magnifique panorama sur la
montagne, puis c'est le départ. J'attends un peu sur la place du village le
départ du minibus. Arrivé à la gare routière de Sogamoso, j'apprends qu'il faut
attendre deux heures et demi pour le bus de San Gil. Je vais en profiter pour
aller visiter un peu la ville. Je laisse mon sac au guichet de la gare. La
ville n'a rien d’extraordinaire. On peut même dire qu'elle n'est pas très
jolie. Les bâtiments sont modernes et moches, mal finis. La place centrale est
quelconque. Idem pour l'église. Je marche un peu plus loin pour aller visiter
le musée de l'histoire des indiens muiscas. Je suis le seul visiteur. Tout le
musée pour moi. Intéressant, sans plus. Beaucoup de poteries, d’outils
primitifs, quelques momies bien conservées et des habitats grandeur nature.
L'heure tourne, je retourne au terminal de bus. Notre bus est grand et
confortable. Le voyage est très long. Nous rebroussement chemin jusqu'à Nunja
pour repartir vers le nord. La route de montagne est splendide mais qu'est-ce
qu'elle tourne. De l'autre côté du col, grosse averse. Mais il parait qu'ici,
il pleut tous les jours. Sur la fin, j'en ai presque mal au cœur. Vivement la
fin du voyage. On arrive vers 19 heures à San Gil. Je ne trouverai plus de bus
pour Barichara à cette heure-là. Je me résous à trouver un hôtel pas trop loin
de la gare routière du centre d'où partent les minibus pour Barichara. J'en
trouve un plutôt propre et moderne mais aussi très bruyant. La circulation est
dense dans le secteur et les vitres des fenêtres sont en papier de cigarettes.
Les boules Quiès vont être indispensables si je veux fermer l'œil de la nuit.
Par contre, il y a une terrasse très agréable au dernier étage. Pas d'eau
chaude dans la douche mais j'y arrive quand même. Comme nous sommes descendus à
1 100 m, il fait beaucoup plus chaud ici.
mercredi 3 août 2016
Mongui
Aujourd'hui, j'ai envie de
marcher un peu dans la campagne. Il paraît que c'est sans danger. Je passe à
l'Office du Tourisme pour savoir quels chemins prendre. J’y rencontre deux
colombiens, Juan-Carlos et son oncle Olimpo. Tous les deux m'ont l'air très
sympas. Ils me proposent de marcher ensemble. Avec plaisir. On nous propose
plusieurs balades. Olimpo est plutôt tenté pour aller jusqu'à la cascade. Il
paraît que le chemin est joli. Va pour la cascade. C'est à peine à deux heures
de marche. En marchant nous discutons beaucoup. Juan-Carlos travaille avec sa
famille au Belize, un petit pays d'Amérique centrale. Il est ingénieur
chimiste. Il est déjà allé un peu partout en Europe. En Italie, en Espagne, en
Allemagne et aussi à Paris. Il a deux enfants de 8 et 7 ans. Olimpo habite à
Neiva, dans le sud de la Colombie. C'est un artiste. Il fait du théâtre et de
la sculpture de temps en temps. Il a 66 ans mais ne les fait pas. Il marche
très bien et à l'air d'avoir une sacrée pêche pour son age. Il doit avoir des
racines muisca, les indiens de Colombie, car il parle souvent de leur culture.
Je les comprends assez bien et on rigole bien ensemble. Nous perdons notre
chemin plusieurs fois mais en demandant aux paysans du coin nous finissons par
trouver cette fameuse cascade. L'endroit est plutôt joli. Olimpo en profite
pour allumer un énorme cigare local qu'il fume avec délectation. Il a un côté
mystique assez marrant. Il rabat la fumée de son cigare sur son visage car,
dit-il, c'est bon pour son karma. Puis les gros nuages menaçants arrivent. Nous
rebroussons chemin. Les paysages sont vraiment magnifiques. Je prends plein de
jolies photos. Un vrai plaisir. Rentrés au village, nous buvons ensemble un jus
de fruit dans un petit café de la place puis nous nous disons au revoir en nous
échangeant nos adresses. Ce serait sympa de se revoir. Moi, je retourne à
l'hôtel manger un morceau. Eux rentrent en voiture à Samogoso où ils logent
chez la mère de Juan-Carlos. Après mon repas, je retourne sur la place visiter
le couvent. Ils viennent de le réhabiliter complètement. J'adore ces endroits
remplis d'histoires. Je sympathise avec un photographe colombien qui vient
faire quelques clichés de l'intérieur avec du sacré matos. Puis je vais marcher
sur la colline en face du village. Magnifique panorama et très belles photos.
Sur le chemin du retour, je m'arrête dans une petite épicerie pour acheter
quelques fruits pour ce soir. Il faut que je mange peu le soir pour mieux
dormir.
mardi 2 août 2016
Tunja
Voilà, j'ai bien profité de
Villa de Leyva, il est temps que je change de crèmerie. Je vais aller au petit
village de montagne pittoresque de Mongui, situé à 160 kilomètres de là, vers
l'est. La grande place de Villa Leyva est quasiment déserte. Je me rends à la
gare routière à pieds qui est vraiment proche du centre. Je trouve un minibus
qui m'emmènera à Tunja. De là, il faudra que j'en trouve un autre pour
Sogamoso, puis un autre pour Mongui. Je fais la connaissance d'Andrès. À croire
qu'ils s'appellent tous Andrés ici. Il est avocat et a vécu 18 mois à Toulouse.
Il parle très bien français, avec un fort accent sud-américain, bien entendu.
Il est vraiment très sympa et m'explique plein de choses sur la Colombie. Comme
nous sympathisons, il me propose d'aller boire un café ensemble à Tunja. Un
vrai café comme il dit, aps celui pour les touristes. Au paravent, nous passons
à l'Université catholique où il est professeur de droit pour qu'il puisse
déposer ses affaires. Il en profite pour me faire visiter l'Université et la
belle église qui est à côté. Puis nous allons prendre un café ensemble sur la
grande place de la ville. Ici pas de touristes, que des colombiens. Andrés
connait tout le monde. Il n'arrête pas de me présenter à ses amis. Puis nous
nous quittons en échangeant nos mails. Il me conseille d'aller visiter la
maison du fondateur située juste à côté de la cathédrale. Ce que je vais faire.
Il m'indique la route pour la gare routière puis nous nous disons au revoir.
Vraiment très sympa ce type. Je le remercie pour son accueil chaleureux. Pour
la visite de la Casa del Fundator, une charmante dame me fait remplir un papier
puis me fait visiter les lieux pour moi tout seul. C'est la demeure du mec qui
a fondé la ville au 17ème siècle. Je ne me souviens plus de son nom ? J'adore
ces endroits chargés d'histoire. Il y a de jolies peintures sur les plafonds
représentant des scènes de la bible. La plus part du mobilier est d'époque. À
la fin de la visite, je glisse un petit billet à ma guide et je vais voir
l'intérieur de la cathédrale. Puis je vais à la gare routière qui se trouve en
bas de la ville prendre mon bus pour Mongui. Je fais la connaissance d'un
routard espagnol. Il est instituteur à Pampelune et vient du Mexique. Il y a à
peine 14 kilomètres de route de montagne pour atteindre le charmant petit
village de Mongui. J'ai un peu du mal à trouver l'hôtel décrit dans mon guide. Au
détour d’une ruelle, je tombe par hasard sur le tournage d’un film. Une fille
doit descendre la rue en bicyclette. J’ai l’impression que c’est la première
fois qu’elle monte sur un vélo. Elle n’a pas l’air à l’aise du tout. Pour
filmer, ils ont bloqué toute la rue. Je suis obligé de faire un détour.
Finalement, je trouve un autre hôtel pas trop mal près de la place centrale qui
me propose une chambre avec une vue incroyable sur la vallée. Il fait aussi
restaurant. J'en profite pour manger un morceau. Je n’ai rien mangé depuis ce
matin. Puis je vais me promener un peu dans le village. Je tombe sur un petit
atelier qui fabrique des ballons de football en cuir. Il paraît que c'est la
spécialité du village. Un gars très sympa m'explique le processus de fabrication.
Très intéressant. Lors de ma promenade, je croise trois gamins qui me réclament
quelques pièces. Bien entendu, je refuse. Je ne donne jamais d’argent aux
enfants. C'est le problème des coins touristiques, surtout fréquentés par des
touristes américains, qui pensent faire une bonne action en filant du pognon ou
des bonbons. Ils ne se rendent pas compte des dégâts qu'ils peuvent faire. La
nuit tombée, il commence à faire froid. Nous sommes à 2 900 mètres d'altitude.
Je rentre à l'hôtel me réchauffer.
lundi 1 août 2016
Villa de Leyva
Impossible de refermer le
robinet de la douche. L’eau coule sans s’arrêter. J'ai eu beau prévenir, un
type ne vient s'en occuper qu'au bout d'une demi-heure. Bonjour le gaspillage…
Ce matin, je vais monter sur la colline d’en face pour avoir une vue sur la
ville. Le village est désert. Rien à voir avec l'afflux des touristes d'hier.
La montée est raide. Je souffle. Il faut dire qu'on est environ à 2 500 mètres
d'altitude. La vue de là-haut est superbe. Il y a un petit belvédère avec une
statue de christ tout blanc. On voit toute la vallée, les montagnes
environnantes et la ville en contrebas. Un autre marcheur arrive peu de temps
après moi. Nous discutons un peu. Il s'appelle Andrés, il est architecte et
travaille ici. Il a l'air sympa. Puis, c'est la descente. Je suis surpris de ne
voir aucun papier par terre. J'ai l'impression que les colombiens sont attachés
à la propreté. Comme il est encore tôt, je décide d’aller faire un tour au
musée paléontologique situé à deux kilomètres de marche du centre.
Malheureusement, lorsque j’arrive devant le musée, je m'aperçois qu’il est
fermé le lundi. Pas de chance. Sur la route du retour, je déjeune dans un petit
resto colombien au bord de la route. Un repas complet pour à peine trois euros.
Très correct pour le prix. Malgré le vent, je m’installe dehors. Un gros matou
me dévore des yeux pour que je lui refile mes restes. Les nerfs du foie de veau
feront l'affaire. Je crois que je me suis fait un nouveau copain. Je retourne à
l'hôtel pour faire un peu de lessive et bouquiner un peu.
Inscription à :
Articles (Atom)