vendredi 26 août 2016

Le dernier jour


Je peux occuper ma chambre jusqu'à midi. Je glande donc un peu le matin. Je discute avec trois jeunes français qui rentrent aussi. Je vais me promener dans les quartiers riches du nord de la ville. Ça n'a rien à voir avec le centre colonial. Ça sent le fric ici. Il y a au moins un flic ou un militaire armé tous les cent mètres. C'est nickel. Ca peut l'être, il y a des nettoyeurs partout. Je glande un peu à l'hôtel avant de regagner l'aéroport en bus. Comme il me reste des sous sur mon pass, autant en profiter. J’arrive assez tôt à l’aéroport. Je me balade un peu et dépense mes derniers pesos. Le vol se déroule sans problème. Nouvelle escale à Madrid, puis Orly. Je prends le bus jusqu’à Denfert. Il est bondé. Il fait très chaud à Paris. Il parait que ça fait une semaine qu’il y a la canicule. Nous sommes samedi après-midi. J’ai toute la journée de demain pour remplir le frigo et faire les lessives. Ce fut vraiment un très beau voyage. Il n’est pas dit que je ne retournerai pas un jour en Colombie…



jeudi 25 août 2016

Le Cerro Monserrate


Comme je n'aurai pas le temps d'aller chez le coiffeur en arrivant à Paris, je décide d'aller me faire couper les cheveux dans le quartier. En à peine une heure, j'ai le temps d'aller chez le coiffeur et d’acheter des cartouches de clopes. J'ai maintenant toute la journée pour me balader. Comme je connais déjà le centre historique, je décide de monter sur le cerro Monserrate. C'est un point culminant au-dessus de Bogota avec un très beau panorama sur la ville. On y monte en télécabine et on redescend en téléphérique. J'ai de la chance, il fait relativement beau aujourd'hui, la vue est splendide. On voit tout Bogota jusqu'aux montagnes du fond. Il y a pas mal de touristes. J'y reste un bon moment puis redescends en ville. Je trouve une parilla pour déjeuner dans une rue commerçante. Du porc grillé pas mauvais. Puis je vais faire un tour au musée national. Il est gratuit mais intéressant. Il évoque toute l'histoire de la Colombie depuis l'époque précolombienne jusqu'à nos jours. Il est situé dans une ancienne prison construite au temps de la colonie. Je déguste un café glacé dans le jardin intérieur. L'endroit est paisible, loin du brouhaha de la ville. Ça fait du bien, j'y reste un bon moment.

mercredi 24 août 2016

Retour vers Bogota


Nous sommes réveillés tôt par le coq qui n'a pas arrêté de chanter depuis 5 heures du mat. Nous sommes plusieurs à aller voir le lever du soleil sur une petite colline. C’est vraiment splendide. Nous sommes quatre français à partir pour Bogota. Nous avons commandé un taxi pour nous emmener à Neiva. Comme il n'y a pas de pont entre Villavieja et Aipe, il faut redescendre de 35 kilomètres vers Neiva puis remonter par la route de Bogota. Aujourd'hui, le ciel est nuageux. Je crois que j'ai bien choisi mon jour. Hier, il faisait beaucoup plus beau. Et pour les photos, c'est quand même beaucoup mieux. À la gare routière de Neiva, nous trouvons rapidement un bus, plutôt confortable par rapport à d'habitude. Mais la clim est trop forte, comme souvent. Nous longeons le rio Magdalena jusqu'à Girardot puis nous remontons pour atteindre les 2 300 mètres d'altitude de Bogota. Il ne fait plus que 16 degrés. Une sacré différence. Il faut remettre le pantalon et le pull. Nous prenons avec Sylvain le transmilenio pour rejoindre le quartier de Chapinero. Ça fait drôle de retrouver Bogota après un mois de voyage. Il n'y a malheureusement plus de place dans l'hôtel dans lequel j’étais en arrivant. J'en trouve un autre non loin. Comme nous n'avons rien mangé depuis ce matin, nous allons dîner dans une petite gargote avec Sylvain. Il rentre en France vendredi comme moi.

mardi 23 août 2016

Le désert de Tatacoa


Il y a trois sites intéressants dans le désert de Tatacoa. Le site qu’ils appellent Cuzco qui juste en face de l’observatoire et à peine un kilomètre de l'hôtel. Ce sont des reliefs en terre rouge. Plus loin, il y a le site de Ventanas plus classique et à une dizaine de kilomètres, le désert gris où ils ont construit une piscine. Le premier, on peut le faire facilement à pieds tout seul. Par contre les deux autres, il faut louer une moto, un vélo ou un cheval. Et c’est un peu l’arnaque. Les gens du coin en profitent pas mal. Je me dis qu’une bonne balade sur le premier site fera parfaitement mon affaire. Je pars donc assez tôt. Il fait un temps splendide. La lumière est parfaite pour les photos. Cactus géants, des petites falaises de terre rouge, des oiseaux petits et gros. L’endroit est féerique. Je suis tout seul dans ce désert. On s’y sent bien. Il ne fait pas encore très chaud mais je sens que ça ne va pas tarder. J'ai juste emporté une petite bouteille d'eau avec moi. Je marche un peu au hasard durant trois heures. Je termine la marche par un labyrinthe formé par les cours d’eau. Puis, je me retrouve à l’observatoire. Je déguste deux bonnes bières puis vais dans le petit resto d'à côté pour manger un morceau. Pas terrible la bouffe ici. Juste pour remplir le bide. Il commence à faire sacrément chaud. Il fait plus de 38 degrés mais c'est une chaleur sèche. Je retourne à l’hôtel pour faire la sieste. Sur la route, un type me propose de m'emmener cet après-midi voir les deux sites en moto. Je négocie le prix. Ok, je reviendrai vers trois heures. Il fera moins chaud. Effectivement, ça valait le coup. Je découvre la piscine alimentée par une source naturelle. Bizarre de voir ça ici. Mais pourquoi pas. Les formes des canyons sont sympas. On se croirait en plein Far-West. Puis retour à l'hôtel. J’offre un coup à boire à mon chauffeur puis le remercie. Le soir, au resto de l’hôtel, je discute avec un couple de parisiens qui ont fait la balade en cheval. Ils disent que c'était sympa.

lundi 22 août 2016

Vers Villavieja

Il a quasiment plu toute la nuit. Ça fait un barouf sur les tôles de la toiture. Je me lève assez tard, vers 9 heures. Carlos, le patron de l'hôtel, me propose de m'emmener à Pitalito car il y va ce matin avec son père et son frère pour faire des courses. C’est super sympa. Ça m'évite un paquet d’attente pour prendre mes bus. Ils me déposent à la gare routière et de là, je prends un autre minibus qui m’emmène jusqu'à Neiva. Je n’ai même pas le temps de manger un morceau. Mais tant pis, je suis pressé d’arriver. Le trajet dure un peu plus de trois heures. Je suis assis devant à côté d'un colombien très sympa qui bosse dans les petites banques villageoises. Il doit prendre un avion à Neiva pour Bogota. Son boulot le fait voyager souvent dans tout le pays. À la gare routière de Neiva, il faut reprendre une camionnette pour Villavieja. Les paysages changent complètement. On se croirait en Afrique. C'est beaucoup plus aride. Tout est sec. Il paraît qu'ici il pleut très peu. Il y a un microclimat. Les montagnes aux alentours empêchent les nuages de passer. C'est ce qui créé ces paysages de western. Le chauffeur me propose pour une somme modique de m’emmener jusqu'au milieu du désert avec d'autres touristes. Excellente idée. Il paraît que c’est galère de trouver un transport pour y aller. Il y a plus de 4 kilomètres depuis Villavieja et à pieds, il fait trop chaud. Les paysages sont féériques. J’aurai plus de temps demain pour visiter tout ça. Il nous amène jusqu'à un hôtel près d’un observatoire astronomique. Il paraît que c’est le rendez-vous des amateurs d’étoiles. L'hôtel est situé en plein milieu du désert. C’est magique. Il y a même un restaurant où on peut manger du bon poulet. Le paradis…

dimanche 21 août 2016

Tour de la région de San Agustin en 4x4


Aujourd'hui, je vais aller visiter les sites plus lointains en 4x4. Le chauffeur vient me chercher vers 8 heures. Je suis accompagné de trois filles de Bogota et d'un garçon de Medellin. Ils ont une trentaine d'années. Carlos Andrés est professeur à l'Université, les filles, je ne sais pas trop. L'une d'elle travaille dans une administration internationale. Le chauffeur, d'une cinquantaine d’années comme moi, est du coin. Ils sont tous très sympas et on se rigole bien. Je commence à vraiment tout comprendre des discussions. Les paysages du coin sont vraiment jolis. Des rios, dont le célèbre rio Magdalena qui traverse tout le pays du sud au nord. C'est à 80 kilomètres d'ici qu'il prend sa source. Il va se jeter à Baranquilla, sur la côte caraïbe. Il y a aussi de beaux canyons profonds, des cascades de plusieurs centaines de mètres et bien entendus des sites archéologiques. C'est un mélange de sites naturels et d’histoire de la région. J'avoue que je commence un peu à saturer des statues précolombiennes. Mais les sites sont vraiment superbes. On a le droit à quelques averses mais rien de grave. Le tour nous prend toute la journée. Pour déjeuner, Carlos et moi mangeons une bonne truite. Les autres, le menu du jour. À la fin de la journée, on est bien crevé. Ça secoue pas mal dans la jeep. Les pistes ne sont pas toutes en bonne état. De retour à l'hôtel, je saluts mes compagnons de route puis prend une bonne douche réparatrice.

samedi 20 août 2016

Le parc archéologique de San Agustin


Mes hôtes sont vraiment charmants et très attentionnés avec moi. Il s'agit d'un jeune couple du coin. Ils ont deux enfants. Le petit déjeuner est frugal mais bon. L'endroit est champêtre et relativement calme par rapport à la ville. Ça me change un peu. Ce matin, je vais faire une balade en cheval pour découvrir des sites difficilement accessibles en voiture ou à pieds. On vient me chercher à 9 heures comme prévu. C'est un petit groupe de trois personnes. Une polonaise, une française et un guide. On découvre ainsi quatre sites intéressants, soit une randonnée à cheval d’environ une quinzaine de kilomètres. Au début, le cheval, c'est sympa. Mais lorsqu'ils trottent et qu'on n'a pas l'habitude, les fesses en prennent un sacré coup et ce n'est plus vraiment une partie de plaisir. En plus, le mien se dispute la première place avec un autre. C'est la course. Ils connaissent parfaitement leur chemin. On a juste à tenir les reines, ils se dirigent tout seul. Mais il faut reconnaître qu'il aurait été beaucoup plus difficile de découvrir ces lieux à pieds. Ce sont des sites où ont été découvert des stèles de l'époque précolombienne. En soit rien d’extraordinaire, mais ça fait découvrir la région. Il n'y a vraiment pas grand monde comme visiteurs. Au premier site il y a un petit musée sans prétention. Au deuxième, une superbe vue sur les canyons du rio Magdalena. Et au troisième, une petite balade à pieds. Puis retour à San Agustin. Je rends mon cheval arrivé à mon hôtel, non mécontent de me reposer les fesses. Puis je repars à pieds jusqu'en ville pour prendre un petit bus qui m'emmène jusqu'au parc archéologique. Il est à peine 14 heures. Le parc ferme à 16 heures. Il ne faut pas trop trainer. Je mange un paquet de chips à la cafétéria du parc puis commence la visite. C'est un très joli parc très bien entretenu. Il y a quatre sites à voir et un magnifique point de vue depuis la colline qui surplombe le parc. Certes, il faut aimer les stèles et les statues. Je suis quasiment tout seul. J'ai le parc pour moi. Il y a du soleil. Les gazons sont tondus à raz. On découvre un fond de rivière sculpté. Marrant. Je retrouve par hasard Hasna qui redescend du point de vue. Nous nous retrouvons à la cafétéria pour causer un peu puis retour à l'hôtel. Je retrouve mon hôte, Carlos, sur le chemin. Il me remonte au gîte en moto. Ça tombe bien, je suis nase.

vendredi 19 août 2016

La route vers San Agustin


Je pensais rester au moins deux jours à Popayàn mais le temps passe trop vite. Il faut que j'accélère un peu si je veux voir les sites archéologiques dans le sud du pays. En plus, j'ai à peu près fait le tour des coins sympas de la ville. Comme il y a un beau ciel bleu ce matin, je retourne faire quelques photos du centre-ville. J'en profite pour tirer de l'argent. Puis je fais mon sac et vais à la gare routière à pieds. Elle n'est pas si loin. Je prends un billet pour le bus de San Agustin. Il y en a un qui part dans un quart d'heure, c'est parfait. Au début, la route est plutôt bonne. C'est une bonne route de montagne. Les paysages sont superbes. On grimpe beaucoup. Puis on traverse une réserve de nativos. La piste a remplacé la bonne route goudronnée. C'est la forêt dense. Nous avons dû monté haut puisque nous sommes dans les nuages. Il flottille un peu au début puis c'est de la pluie beaucoup plus forte. Les croisements entre camions sont délicats. Il n'y a que quelques centimètres entre eux. On n'y voit pas grand-chose dans la brume. On fait une pause déjeuner dans un resto de routiers en altitude puis la piste redescend. On retrouve la bonne route un peu plus bas à la fin de la réserve. On sort de la pluie. Les paysages réapparaissent. Le bus m'arrête à l'embranchement de San Agustin où un taxi attend les quelques voyageurs qui y montent. Le chauffeur du taxi conduit comme un taré mais il a l'air de bien connaître la route. Pas mécontent d'arriver. Il nous dépose devant une agence touristique, comme par hasard. Mais finalement, ça fait bien mes affaires. En même pas un quart d'heure, mes visites de demain sont organisées et ils me trouvent un hôtel dans une petite ferme juste au-dessus du village. Ambiance locale très sympa. Beaucoup d'enfants jouent dans la cour. Ma chambre est située au-dessus de leur maison. Il y a de l'eau chaude et du wifi. Que demander de plus. J'en profite pour prendre une bonne douche. J'ai une jolie vue sur la vallée. Encore un coup de chance… Le soir je vais manger un plat de spaghetti dans l'hôtel d'à côté tenu par un français.

jeudi 18 août 2016

Popayàn


Ce matin, je pars pour Popayàn. Je prends un taxi pour la gare routière avec Hasna qui veut aller directement à San Agustin, plus au sud. Comme elle ne trouve pas de bus direct, elle voyage avec moi jusqu'à Popayàn. De là, elle reprendra un autre bus. Le voyage dure à peine 3 heures. Il y a beaucoup de militaires le long de la route. La zone ne doit pas être encore très sécurisée. Nous nous quittons à la gare routière. Je prends un taxi qui m'emmène en centre-ville. Pas facile de trouver une chambre correcte. Je fais la tournée de trois ou quatre hôtels avant de trouver une chambre à peu près potable. En plus, j'apprends qu'il n'y aura pas d'eau avant ce soir. Popayàn est une ville assez jolie. Le centre est de style colonial. Il ne fait pas très beau mais il ne pleut pas, c’est déjà ça. Je monte sur la petite colline à l'est de la ville. Jolie vue, sans plus. Je déambule dans les rues un peu au hasard. Quelques jolis monuments, un vieux pont, de belles églises et des maisons de style colonial bien entretenues. Les gens sont plus typés indiens par ici. Le soir en rentrant, toujours pas d'eau. Il paraît qu'ils font des travaux dans le quartier.

mercredi 17 août 2016

Cali


Je fais la connaissance d’une française, Hasna, très sympa. Elle occupe la chambre d’à côté. Elle vient d'arriver directement de Paris pour un séjour de six semaines en Colombie. Elle angoisse un peu. Je la rassure sur la sécurité ici. Ce matin, je vais visiter la ville. D'abord, le centre historique. Rien de très folichon mais une bonne ambiance. La population est beaucoup plus colorée ici. Beaucoup de noirs, sûrement issue de l’esclavage de l'époque coloniale, à cause des plantations de cannes à sucre de la région. Je trouve quatre paires de chaussettes courtes pour à peine deux euros. En fait, Cali n'est pas particulièrement une belle ville mais elle est agréable. Puis, je vais faire un petit tour vers les quartiers plus récents. Bof, rien de passionnant. Je déjeune dans un boui-boui puis retour à l'hôtel. Longue discussion avec Hasna sur les voyages puis on va dîner ensemble dans un petit resto avec une vue nocturne splendide sur la ville. Ce soir les moustiques attaquent. Moustiquaire !

mardi 16 août 2016

La route de Cali


Je dis au revoir à mes amis suisses. Ils vont à Neiva. Moi, je veux descendre vers le sud à Cali. Je prends tout d’abord un minibus pour Armenia. De là, j'en prends un autre pour Cali. Je retrouve par hasard Marcus, le Suisse. Ils ont raté leur bus qui était complet. Ils attendent le suivant. La route descend vers la vallée. Il fait de plus en plus chaud. Nous sortons de la montagne et la grande route est tout droite. Nous avalons les kilomètres beaucoup plus rapidement. Nous arrivons à la gare routière de Cali à 13 heures. De là, je prends un taxi qui m'emmène au centre-ville jusqu'à un charmant hôtel. C'est la première fois que j'en trouve un calme et sans bruit de rue. La patronne est vraiment très sympa. Elle m'informe sur tous les trucs à voir à Cali. Je ne sais pas pourquoi, mais je la sens bien cette ville. D'abord, il fait 32 degrés soit dix de plus que d'habitude. Ça fait du bien. Nous ne sommes qu'à 1000 mètres d'altitude. Je vais déjeuner dans un petit boui-boui à côté puis je retourne faire une sieste. Je n'ai pas vu le temps passer. Je vais me balader dans le coin. C'est très agréable. Beaucoup plus qu'à Medellin. Je découvre le quartier chic et résidentiel. Puis je me dirige sur les hauteurs. Je m'arrête dans un petit restaurant avec une vue imprenable sur les lumières de la ville. J'en profite pour manger un céviche accompagné d'une bière. C'est cher mais c'est bon. Demain, j'irai visiter la ville.

lundi 15 août 2016

Filandia


Chouette, mon mollet va beaucoup mieux ce matin. Je peux presque marcher normalement. Les suisses me proposent d'aller visiter une plantation de café. Bonne idée. C’est à peine 4 kilomètres d'ici. Nous décidons d'y aller à pieds. Il paraît que la route est jolie. Plus de problème pour moi pour marcher. Nous nous arrêtons en cours de route pour monter sur une immense tour en bois. Une espèce de mirador. De là-haut, la vue est splendide. Malheureusement, il ne fait pas très beau aujourd'hui. La visibilité n'est pas très bonne. Mais c'est joli tout de même. Sur le chemin, je discute un peu avec mes nouveaux amis de voyage suisses. Lui est architecte à Zurich. Elle, je ne sais pas trop. Elle n'a pas l'air en forme aujourd'hui. Elle reste en retrait. La route est sans doute jolie mais ce n’est pas génial pour marcher. Beaucoup de voitures et de poussière sur la piste. Nous arrivons à un restaurant panoramique qui sert des petits plats très simples mais très bons. On s'installe devant ce panorama extraordinaire. On pourrait y passer toute la journée. On boit l'excellent café du coin. On abandonne l'idée d'une visite de la plantation. C'est en espagnol et les suisses ne le comprennent pas beaucoup et puis c'est cher. Ça sent l'attrape-nigaud. Pour le retour, une voiture d’un paysan nous propose de nous ramener en ville gracieusement. Ce n’est pas de refus. Ils sont vraiment sympas ces colombiens. Puis, nous retournons nous reposer à l'hôtel. Le soir, nous allons faire un tour en ville. À peine sortis de l’hôtel, qu'un orage nous tombe dessus. Nous devons trouver refuge dans une petite boutique le temps que le déluge cesse. La place s’est vidée. Elle est déserte. Nous trouvons un petit restaurant qui retransmet les jeux olympiques à la télévision. Nous restons jusqu'à la fin du saut à la perche. Le perchiste français perd de justesse contre un brésilien. Sans être chauvin, il mériterait de gagner. Mais c'est la dure loi du sport.

dimanche 14 août 2016

Salento


Au petit déjeuner, un couple de suisses allemands me propose de venir avec eux marcher dans la vallée de Cocora. Il faut rejoindre un autre petit village, Salento, à une cinquantaine de kilomètres à l’est. Pourquoi pas ? Mais mon mollet gauche me fait toujours souffrir. Je pense qu'en marchant ça passera. Nous voilà donc partis. Nous prenons d'abord un minibus qui nous emmène jusqu'à la route principale. De là, il faut en reprendre un autre pour Salento. Il est bondé. Pas facile de tenir debout avec cette route sinueuse. Nous arrivons vers 10 heures à Salento. Il y a déjà beaucoup de touristes qui arpentent les rues. C'est rempli de boutiques et de restaurants. Impressionnant, mais on m'avait prévenu. Des jeeps attendent les marcheurs sur la place centrale pour les emmener dans la vallée. Mon mollet ne va pas mieux. Au contraire, j'ai l'impression que ça s’empire. Je marche en titubant sur une patte. Ça me lance de plus en plus. Je décide de ne pas les suivre. Je vais rester au village pour visiter un peu puis je rentrerai tranquillement. En plus, les suisses sont de grands stressés. Pas trop mon style. Je grimpe sur le mirador, en haut du village. Très belle vue sur les montagnes environnantes et sur la vallée de Cocora. Il y a un monde fou mais c'est ça qu'est marrant. Je déjeune dans un resto un peu à l'écart du centre touristique. Une excellente truite au lait, divin. J'ai de plus en plus de mal à marcher. Les gens me regardent tituber comme un handicapé. Je n'en peux plus, je rentre à Filandia. En cherchant le bus, j'aide une pauvre grand-mère en fauteuil roulant à descendre une côte. Elle est ravie et me remercie mille fois. Il y a un monde fou sur la route du retour. Des bouchons à perte de vue. Je rentre sans trop de difficultés à l'hôtel. Je prends une bonne douche et m'allonge sur le lit pour reposer ma cheville. Je me demande si ce n'est pas les piqûres de moustiques de Jardin qui me font ça. Je lis sur Internet que la dingue peut donner des courbatures. Espérons que ça ne soit pas ça. Dans la soirée, j'ai l'impression que ça s'améliore un peu. J'en profite pour aller manger deux, trois trucs sur la place du village toujours en fête.

samedi 13 août 2016

La piste en camion de Riosucio


Cette nuit, je me suis fait bouffé par les moustiques. J'ai des boutons partout sur les bras et les jambes. Ils se sont même attaqués au visage les salauds. Je flâne un peu dans le village. J'ai le temps, mon bus ne part qu'à midi. Un bon jus de fruit sur le balcon d'un café face à la place. Je bouquine tranquillement en regardant les gens passer. Puis, départ pour la petite gare routière située à quelques cuadras de la place. J'ai la surprise de voir qu'on va emprunter un énorme bus. C’est un mélange de bus et de camion. Le tout bien décoré. Au début, on va très doucement, pas plus de dix kilomètres à l'heure. Je me dis qu'à ce rythme, on n’est pas rendu. En fait, on attend des retardataires qui nous rejoignent en taxi. Les premiers kilomètres, la route est goudronnée puis ça devient une piste, plutôt bonne. Elle est magnifique. Elle passe à flanc des montagnes. Elle grimpe jusqu'à un col où nous faisons un petit arrêt, puis elle redescend jusqu'à Riosucio. Il nous faut trois bonnes heures pour parcourir 50 petits kilomètres. Mais c'était superbe, à refaire. Arrivé à la gare routière de Riosucio, je prends un bus qui va à Pereira. Ça m'évite de passer par Manizales et par la route sinueuse de montagne. On descend vers la vallée, la route devient droite. Ça faisait longtemps. On arrive à Pereira vers 18h30. Ça va être difficile de trouver un autre bus pour Filandia à cette heure. Pereira est la capitale économique du commerce du café. Je ne vois pas grand-chose car la nuit tombe mais il parait que c'est une ville active sans trop d'intérêt touristique. Au terminal, je trouve par chance un bus qui part à 19h30 pour Filandia. Chouette, je ne serai pas obligé de trouver un hôtel ici. Le trajet pour Filandia dure à peine une heure. Ça m'aura fait une sacrée journée de transport aujourd'hui. Je suis crevé. Par contre, je n'avais pas prévu qu'on était le week-end du 15 août. Tous les hôtels sont complets. J'arrive péniblement à trouver un lit dans un dortoir avec deux charmantes italiennes. Elle est située près de la rue, donc très bruyante. Pour ce soir, il faudra faire avec. Je vais dîner un morceau sur la place du village en fête. Il y a un monde fou. Surtout des jeunes qui tournent autour de la place, tous dans le même sens. Je mange une petite assiette de saucisses grillées dans un petit stand. Quelques petits groupes de musiques jouent de la cumbia, ambiance… je me suis fait une sacrée entorse au mollet gauche. C'est venu d'un seul coup. Je ne sais pas pourquoi ? J'espère que ça se réparera dans la nuit.

vendredi 12 août 2016

Jardin


Ce matin, il fait relativement beau. Je vais me promener. D'abord vers les montagnes du côté sud et cet aprèm, j'irai de l'autre côté. Les chemins que j'emprunte sont vraiment très agréables. La campagne est vraiment belle. Il y a des fleurs partout et c'est relativement propre. Très peu de détritus par terre. Je fais une grande boucle qui passe par des cascades, des plantations de café et de bananes. Ici, tout à l'air de pousser très vite. Je grimpe jusqu'à un belvédère où il y a un vieux téléphérique qui marche encore. Il fait très bon, c'est très agréable de se promener. Puis je redescends gentiment sur le village. Il est midi, j'en profite pour manger un morceau dans un resto. Des espèces de tacos aux crevettes. Délicieux. En début d'après-midi, j'hésite un peu car il y a des gros nuages au-dessus de nos têtes. Ça sent l'orage. J'entends au loin le tonnerre. Mais il a l'air de passer à côté. Après tout, je ne risque qu'une bonne douche. Et puis en général, ça ne dure pas trop longtemps. Je grimpe donc sur l'autre versant de la montagne. Je me perds un peu mais à force de demander mon chemin aux paysans, j'arrive enfin au Christ qui domine la ville. Pas évident à trouver. Le panorama sur la ville est superbe. Là-haut, il y a un petit vieux qui tient une buvette. Je ne sais pas s'il rencontre beaucoup de monde ? Le téléphérique de ce côté ne fonctionne apparemment pas. Je lui prends un soda. Il me parle d'un paquet de trucs mais je ne comprends pas tout car il a l'air de parler un patois local. Lui a l'air de me comprendre, c'est déjà ça. Il m'indique un chemin beaucoup plus court pour rentrer. C'est quasiment direct. On descend jusqu'au rio puis on remonte sur le village. Je croise un immense arbre à barbe, c'est marrant. Je mets à peine un quart d'heure pour rentrer. J'en profite pour me renseigner sur les horaires de bus de demain. Ça ne va pas être simple. Tout est déjà complet. Je prends un billet pour Riosucio qui part vers midi demain. De là, je verrai bien. Le bus part à midi. J'aurai le temps de faire la grâce mat. Comme tous les soirs, c'est la fête au village. Tous les paysans du coin viennent boire un coup ensemble. On entend la musique, le pas des chevaux sur les pavés, les rires, et ce jusqu'à très tard dans la nuit. Comme il n'y a pas de fenêtres mais uniquement des volets sur mon balcon, impossible de me passer des boules Quies.

jeudi 11 août 2016

La route du café


Je crois que j'ai fait le tour de Medellin. Je suis perplexe sur cette ville. Elle est très active, moderne et son climat idéal. Il fait entre 20 et 25 degrés toute l'année. Mais pour la visiter en se baladant à pieds, c'est une autre histoire. J'ai vu, voilà. J’ai fait de belles rencontres mais je ne suis pas sûr d’avoir envie d'y revenir. Ce matin, je vais au grand centre commercial d'à côté pour tirer un peu d'argent frais et prendre un petit déjeuner. Puis, je vais en taxi au terminal sud pour prendre un minibus qui m’emmènera à Jardin. C'est un petit village à 150 kilomètres au sud qui, paraît-il, vaut le coup d'œil. Ce n'est pas encore trop touristique dit-on. La route est magnifique. Des pâturages de montagnes tout le long et les premières plantations de café. Ça tourne pas mal mais la route est tellement jolie qu'on ne voit pas passer les trois heures de voyage. On change de bus à Andes, je ne sais pas trop pourquoi ? Puis arrivé sur la place du village, je cherche un hôtel. Le premier est complet mais celui d'à côté a une chambre au premier étage avec un balcon qui donne sur la place. C'est sympa mais bruyant. Surtout qu'ici, tous les habitants du village viennent faire la causette l'après-midi sur la place. Il y a des chaises en bois installées partout. Les cowboys et leurs chevaux sont de la partie. C'est très campagnard. Je ne distingue que très peu de touristes. Le village est très vivant. Il y certes quelques boutiques touristiques mais surtout des échoppes de petits artisans locaux, cordonniers, coiffeurs, bouchers, tailleurs, etc… Bref, un village colombien qui n'a pas perdu son âme. Je vais déjeuner dans un restaurant situé sur la place. Une bonne truite. L’orage gronde et la pluie tombe fort. Ça faisait longtemps que je ne l'avais pas vu. Un petit tour à l'office du tourisme où une demoiselle me conseille certaines randonnées à faire à pieds pour demain. On me propose aussi d'aller faire un petit tour en bas du village, dans une espèce de réserve pour voir de drôles d'oiseaux à col rouge qui viennent du Pérou. J'y vais. J'ai un peu de mal à trouver. Heureusement, les cantonniers du coin m’indiquent le chemin. C'est en fait dans le jardin d'une maison en construction. La dame nous fait payer un prix assez élevé pour ce qu'il y a à voir. Mais maintenant que je suis là, je ne vais pas repartir. On aperçoit effectivement quelques beaux oiseaux mais ils sont trop loin pour que je puisse les prendre convenablement en photos. Et puis, la nuit tombe.

mercredi 10 août 2016

El Parqué de Arvi

Je ne sais pas trop quoi faire aujourd'hui. Le gars de l'hôtel me conseille d’aller voir le parc d’Arvi. Il paraît que ça vaut vraiment le coup. Pourquoi pas ? Pour y aller, il faut prendre le métro et le téléphérique. Le téléphérique grimpe sur la montagne juste au-dessus des toits des bidonvilles. C'est assez impressionnant. Les vues sont magnifiques. Les touristes colombiens qui montent avec moi sont morts de trouille. Le premier téléphérique est gratuit car c'est une continuité du métro. Le second est privé, donc payant. Il passe au-dessus de la montagne puis survole la forêt jusqu'à l'entrée du parc. Je marche un peu au hasard. Il n'y a pas vraiment de chemin indiqué. Je rencontre Caroline, une colombienne de Medellin et son ami mexicain, Israël. Il est en vacances ici pour deux semaines. Elle est sans emploi pour le moment. Elle en profite pour lui servir de guide. Tous deux sont très sympas. Nous buvons un coup à la buvette puis regagnons le centre-ville par le téléphérique. Je les laisse au parc botanique que je veux visiter. Le parc n'a rien d'extraordinaire mais il est rafraîchissant et reposant. Il est surtout réputé pour ses orchidées. Je retourne à l'hôtel en métro. Ce fut une bonne journée bien remplie.

mardi 9 août 2016

Visite de Medellin


Ce matin, je ne sais pas trop par quoi commencer ? Je vais tout d'abord prendre mon petit déjeuner dehors, sur la terrasse d'une buvette qui donne sur un boulevard très passant. Comme souvent lorsque j’arrive dans une nouvelle ville, je veux monter sur une hauteur pour découvrir les lieux. Il y a, au centre de Medellin, une petite colline, El cerro de Nutibara, qui permet d'avoir un beau panorama sur la ville. Je prends d'abord le métro. C'est un train, parfois suspendu, qui va du nord au sud de la ville. Il y a aussi un bout de ligne qui va d’est en ouest. C'est assez pratique car il y a beaucoup de bouchons à Medellin. Arrivé au pied de la colline, j'ai la flemme d’y monter à pieds. Il commence à faire chaud et Medellin n'est pas vraiment une ville pour les piétons. Se sont de larges avenues très passantes et bruyantes. Je prends donc un taxi pour m’emmener jusqu’en haut. C’est très touristique. Ils ont recréé un petit village rempli de boutiques pour touristes. Mais le belvédère est intéressant. Il permet d’avoir une vue complète sur la ville. Il y a des immeubles partout, même sur les flancs des montagnes. Medellin est installée dans une grande vallée. En voulant redescendre, je tombe sur un bus touristique qui fait le tour de la ville. C’est parfait pour découvrir les endroits intéressants. Je le prends. Il me ramène au quartier Del Poblado, le quartier où je loge, puis dans le centre, sur la place Botero. Là, sont exposées un bon nombre de sculptures de l’artiste. Je me promène un peu dans le quartier. Beaucoup de commerces mais rien de transcendantal. Medellin est une ville moderne. Il n'y a pas vraiment de quartier historique. Comme si la ville avait été reconstruite après un bombardement ou un tremblement de terre. Tout a été conçu pour la circulation des véhicules et peu pour les piétons. On a donc peu de plaisir à marcher. C'est sans doute une ville agréable pour y vivre mais pas vraiment pour les randonneurs. Je déjeune vite fait dans un restaurant qui a une terrasse au premier étage d’une rue piétonne, ce qui me permet de regarder les gens passer. J'achète un petit couteau à un petit vendeur car à cause des confiscations dans l'avion, je n'en emporte jamais. Puis, je reprends mon bus touristique. Les arrêts suivants ne sont pas très intéressants. L'Université et le stade. Je visite un peu mais sans plus. Puis, nous retournons au Cerro del Nutibara. Je prends de nouvelles photos car la lumière a changé. Puis le bus nous conduit jusqu'au centre commercial de Santa Fé. C'est le terminus. Je me renseigne pourquoi nous n'allons pas jusqu'à Poblado ? On me répond qu'à partir d'une certaine heure les bus n'ont plus le droit d'accéder à ce quartier. Il faut donc que je marche dix petites minutes pour rejoindre mon hôtel. Poblado est le quartier bobo de Medellin, et ça se voit.

lundi 8 août 2016

La route de Medellin


Je serai bien resté une journée de plus ici car l'endroit me plaît bien mais le temps passe vite. Il faut maintenant que je me déplace vers Medellin. Je me renseigne sur Internet, il y a un bus qui part à 10 heures et qui arrive vers 18 heures. Ça va être une longue journée de bus. Un taxi m'emmène jusqu'au terminal. Très bien foutue cette gare routière. Bien organisée, avec les endroits pour boire un coup ou attendre tranquillement. C'est finalement un petit minibus qui me transportera. Ce n’est pas plus mal. On y voit mieux et c'est plus rapide. Les paysages changent beaucoup. Ce sont de grands pâturages verts à perte de vue. Des vaches et quelques cowboys. Très peu de champs cultivés, à part de temps en temps de la canne à sucre. On a droit à deux films américains stupides avec Bruce Willis et Vine Diesel. De la violence et des cascades à gogo. Heureusement mes écouteurs me permettent d'écouter de la musique sans être dérangé par ces navets. À mi-chemin, nous nous arrêtons pour manger dans un resto routier. À la remontée dans le bus, deux flics contrôlent l'identité des colombiens. J'ai l'impression que c'est assez fréquent ici. Moi, ils ne me demandent rien. Je ne dois pas les intéresser. Encore un accident de moto sur la route. Faut dire que certains conduisent vraiment très mal. Au trois quarts du chemin, arrêt complet sur une route de montagne. On nous dit qu'il y a eu un problème un peu plus loin. Je n'ai pas très bien compris quoi exactement. La circulation est bloquée depuis quatre heures. Il parait qu’une grue est en train de déblayer le passage. Cela provoque un immense bouchon dans les deux sens. Des énormes camions se frôlent en se croisant. On met plus d'une heure et demi pour sortir de ce guêpier. Nous longeons un rio tumultueux. Beaucoup de barrages hydroélectriques. Arrivé au terminal de Medellin, je prends un taxi qui m'emmène à un hôtel que j'avais repéré dans mon guide. Il est situé dans un endroit calme et chic. Par contre, il est rempli de jeunes routards anglophones et ça, j'aime moins.

dimanche 7 août 2016

Giron


Il fait encore un super temps ce matin. En allant prendre mon petit déjeuner dans le petit restaurant d'à côté, j'entends un bruit de fanfare sur la place. Nous sommes dimanche et il y a un défilé. Tout la société est représentée. Les enfants, les associations, les fanfares, les flics, les pompiers et les militaires. Mais ça reste familial et bon enfant. Je prends quelques photos, puis vais prendre mon petit déjeuner, prépare mon sac puis vais prendre mon bus. Je veux aller à Giron, dans le nord près de Bucaramanga. En fait, mon objectif est d'aller à Medellin et il faut passer par Bucaramanga. Or Bucaramanga n'a rien d'extraordinaire à ce qu'il parait. C'est une grande ville industrielle. J’opte donc pour Giron, un petit village à côté, beaucoup plus sympathique à ce que j’ai lu. Le minibus me ramène donc à la gare routière du centre de San Gil. Je dois marcher un peu jusqu'au malecon pour trouver un autre minibus pour Bucaramanga. La route passe dans la montagne. Panoramas fabuleux sur les canyons et les énormes rios en fond de vallées.  Dommage que l'on soit à contre-jour, mais c'est impressionnant tout de même. La route tourne énormément. Certains passagers ont mal au cœur. Les sacs plastiques circulent à l'intérieur du bus. Finalement, le voyage est assez rapide. Nous arrivons à Bucaramanga vers 13 heures. Grâce à mon GPS, je demande au chauffeur de m'arrêter sur la route, tout proche de Giron. Ça m'évite un aller-retour inutile. De là, je prends un taxi qui m'emmène jusqu'au centre-ville. C'est très animé et il y a plein de monde dans les rues. C'est la balade dominicale familiale. Je trouve une chambre dans un charmant hôtel de style colonial qui donne directement sur la place centrale. En plus, il fait restaurant. J'en profite pour prendre le menu du jour. J'ai très faim. Puis, je vais me promener un peu au hasard dans les rues. Il fait chaud, ça cogne un peu. Il y a un air de kermesse. Les bistrots sont pleins, les échoppes de sucrerie et souvenirs envahissent les trottoirs. Pas un touriste à l'horizon. Ambiance colombienne et familiale. Sympa. L'ambiance de fête dure jusqu'à 20 heures puis ça se calme. Il est temps d'aller dormir.

samedi 6 août 2016

Barichara


La nuit prochaine, il va falloir que je sorte la moustiquaire. Les moustiques sont coriaces ici. Je me suis fait piquer partout. Je prends mon petit déjeuner dans le petit boui-boui à côté. Des tortillas au maïs. Avec les œufs brouillés, c'est super bon. Ce matin, il fait très beau, pas un nuage à l'horizon. Le ciel est tout bleu. Je veux marcher jusqu'au petit village de Guane, à une dizaine de kilomètres d’ici. Le chemin pavé est très facile à suivre. En plus, il descend presque tout le temps. Par contre, il fait déjà très chaud et il est à peine 9 heures. Les paysages sont beaucoup plus secs. Mais c'est joli quand même. Il y a pleins de belles photos à faire. Il n'y a quasiment aucun marcheur. Je dépasse seulement deux filles belges et leur guide. Au milieu du parcours, nous nous arrêtons dans une ferme boire une bière fraîche. Ça fait un bien fou. De là, il y a un très beau panorama sur les montagnes d'en face. C'est un petit garçon qui me montre le chemin jusqu'au belvédère. Puis c'est la descente sur le petit village de Guane. C'est très petit mais bien typique. Il y a plusieurs petits restaurants. Sur les conseils du guide des belges, je vais dans celui prêt de la place. On me sert un plat de chèvre. C'est délicieux mais il y en a beaucoup trop. Je n'en mange que la moitié sinon, je vais exploser. Et puis il fait tellement chaud que je n'ai pas trop d'appétit. Je remonte à Barichara par le petit bus local. Je ne me voyais pas refaire toute la montée sous ce caniar. Je rentre à mon hôtel pour prendre une bonne douche et faire une petite sieste. Le soir, je vais prendre quelques photos de nuit dans le village. Il y a pas mal de monde attablé aux bars ou aux restaurants. Normal, on est samedi soir.

vendredi 5 août 2016

San Gil

Finalement, malgré le vacarme de la rue, j'ai plutôt bien dormi. Je devais être bien crevé. Peut-être que la température plus haute d'une dizaine de degrés y est pour quelque-chose ? Je prends mon petit déjeuner sur la terrasse avec une vue magnifique sur les toits de la ville. Comme je suis à San Gil, je vais en profiter pour visiter un peu la ville. San Gil, c'est le centre colombien des activités d'aventures sportives. Parapente, canyoning, vélo, escalade, etc… Moi, tous ces trucs, ça ne me branche pas trop. Je passe voir la place centrale et sa cathédrale. Il y a beaucoup de monde qui papote sur les bancs. C'est assez vivant et très colombien. Très peu de touristes ici. Je marche jusqu'au bout de la ville pour aller visiter un parc botanique. Je suis presque tout seul. Ce parc est magnifique. Il y a plein de fleurs et d'arbres étranges. C'est très propre. Je pourrai y rester une journée entière. Il y a aussi quelques animaux. Des énormes perroquets et des petits écureuils pas trop farouches. C'est un parc en plein milieu de la ville mais on a l'impression de se balader en pleine jungle. Je retourne en ville en passant par le centre commercial. Je cherche deux chemises. Mes polos sont trop chauds pour ici. Ce sont des boutiques de luxes et les prix sont identiques à ceux qu'on trouve en France. Je vais plutôt faire un tour au marché. Et j'ai bien fait car je trouve trois chemises de surplus impeccables pour à peine six euros. En revenant vers l'hôtel, je tombe sur un petit restaurant qui sert du cochon de lait. Une dame me propose d’y goûter. C'est délicieux. C'est un mélange de cochon, de riz, de maïs et d'herbes. J'en prends une assiette complète. Je me régale. Puis je vais chercher mon sac à l'hôtel et vais à la petite gare routière du centre qui est juste à côté. Je veux aller à Barichara, un chouette petit village situé à une vingtaine de kilomètres de là. Il faut trois quart d'heure de route de montagne pour y parvenir. L'hôtel que j'avais repéré est complet. Je me rabats donc sur un autre près de la place du village plus sommaire mais tout à fait convenable et pas cher. Je prends la chambre au fond de la cour pour être tranquille. Je fais un peu de lessive et prends une bonne douche. Il fait lourd. Ça sent l'orage. Je vais me promener dans le village. Il n'y a pas grand monde. Quelques militaires en armes qui font un peu flipper et des enfants qui sortent de l'école. Je fais mes repérages pour demain. Un peu de lecture dans le hamac. Les moustiques sont de retour.

jeudi 4 août 2016

Sogamoso


Un dernier petit déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, avec un magnifique panorama sur la montagne, puis c'est le départ. J'attends un peu sur la place du village le départ du minibus. Arrivé à la gare routière de Sogamoso, j'apprends qu'il faut attendre deux heures et demi pour le bus de San Gil. Je vais en profiter pour aller visiter un peu la ville. Je laisse mon sac au guichet de la gare. La ville n'a rien d’extraordinaire. On peut même dire qu'elle n'est pas très jolie. Les bâtiments sont modernes et moches, mal finis. La place centrale est quelconque. Idem pour l'église. Je marche un peu plus loin pour aller visiter le musée de l'histoire des indiens muiscas. Je suis le seul visiteur. Tout le musée pour moi. Intéressant, sans plus. Beaucoup de poteries, d’outils primitifs, quelques momies bien conservées et des habitats grandeur nature. L'heure tourne, je retourne au terminal de bus. Notre bus est grand et confortable. Le voyage est très long. Nous rebroussement chemin jusqu'à Nunja pour repartir vers le nord. La route de montagne est splendide mais qu'est-ce qu'elle tourne. De l'autre côté du col, grosse averse. Mais il parait qu'ici, il pleut tous les jours. Sur la fin, j'en ai presque mal au cœur. Vivement la fin du voyage. On arrive vers 19 heures à San Gil. Je ne trouverai plus de bus pour Barichara à cette heure-là. Je me résous à trouver un hôtel pas trop loin de la gare routière du centre d'où partent les minibus pour Barichara. J'en trouve un plutôt propre et moderne mais aussi très bruyant. La circulation est dense dans le secteur et les vitres des fenêtres sont en papier de cigarettes. Les boules Quiès vont être indispensables si je veux fermer l'œil de la nuit. Par contre, il y a une terrasse très agréable au dernier étage. Pas d'eau chaude dans la douche mais j'y arrive quand même. Comme nous sommes descendus à 1 100 m, il fait beaucoup plus chaud ici.

mercredi 3 août 2016

Mongui

Aujourd'hui, j'ai envie de marcher un peu dans la campagne. Il paraît que c'est sans danger. Je passe à l'Office du Tourisme pour savoir quels chemins prendre. J’y rencontre deux colombiens, Juan-Carlos et son oncle Olimpo. Tous les deux m'ont l'air très sympas. Ils me proposent de marcher ensemble. Avec plaisir. On nous propose plusieurs balades. Olimpo est plutôt tenté pour aller jusqu'à la cascade. Il paraît que le chemin est joli. Va pour la cascade. C'est à peine à deux heures de marche. En marchant nous discutons beaucoup. Juan-Carlos travaille avec sa famille au Belize, un petit pays d'Amérique centrale. Il est ingénieur chimiste. Il est déjà allé un peu partout en Europe. En Italie, en Espagne, en Allemagne et aussi à Paris. Il a deux enfants de 8 et 7 ans. Olimpo habite à Neiva, dans le sud de la Colombie. C'est un artiste. Il fait du théâtre et de la sculpture de temps en temps. Il a 66 ans mais ne les fait pas. Il marche très bien et à l'air d'avoir une sacrée pêche pour son age. Il doit avoir des racines muisca, les indiens de Colombie, car il parle souvent de leur culture. Je les comprends assez bien et on rigole bien ensemble. Nous perdons notre chemin plusieurs fois mais en demandant aux paysans du coin nous finissons par trouver cette fameuse cascade. L'endroit est plutôt joli. Olimpo en profite pour allumer un énorme cigare local qu'il fume avec délectation. Il a un côté mystique assez marrant. Il rabat la fumée de son cigare sur son visage car, dit-il, c'est bon pour son karma. Puis les gros nuages menaçants arrivent. Nous rebroussons chemin. Les paysages sont vraiment magnifiques. Je prends plein de jolies photos. Un vrai plaisir. Rentrés au village, nous buvons ensemble un jus de fruit dans un petit café de la place puis nous nous disons au revoir en nous échangeant nos adresses. Ce serait sympa de se revoir. Moi, je retourne à l'hôtel manger un morceau. Eux rentrent en voiture à Samogoso où ils logent chez la mère de Juan-Carlos. Après mon repas, je retourne sur la place visiter le couvent. Ils viennent de le réhabiliter complètement. J'adore ces endroits remplis d'histoires. Je sympathise avec un photographe colombien qui vient faire quelques clichés de l'intérieur avec du sacré matos. Puis je vais marcher sur la colline en face du village. Magnifique panorama et très belles photos. Sur le chemin du retour, je m'arrête dans une petite épicerie pour acheter quelques fruits pour ce soir. Il faut que je mange peu le soir pour mieux dormir.

mardi 2 août 2016

Tunja

Voilà, j'ai bien profité de Villa de Leyva, il est temps que je change de crèmerie. Je vais aller au petit village de montagne pittoresque de Mongui, situé à 160 kilomètres de là, vers l'est. La grande place de Villa Leyva est quasiment déserte. Je me rends à la gare routière à pieds qui est vraiment proche du centre. Je trouve un minibus qui m'emmènera à Tunja. De là, il faudra que j'en trouve un autre pour Sogamoso, puis un autre pour Mongui. Je fais la connaissance d'Andrès. À croire qu'ils s'appellent tous Andrés ici. Il est avocat et a vécu 18 mois à Toulouse. Il parle très bien français, avec un fort accent sud-américain, bien entendu. Il est vraiment très sympa et m'explique plein de choses sur la Colombie. Comme nous sympathisons, il me propose d'aller boire un café ensemble à Tunja. Un vrai café comme il dit, aps celui pour les touristes. Au paravent, nous passons à l'Université catholique où il est professeur de droit pour qu'il puisse déposer ses affaires. Il en profite pour me faire visiter l'Université et la belle église qui est à côté. Puis nous allons prendre un café ensemble sur la grande place de la ville. Ici pas de touristes, que des colombiens. Andrés connait tout le monde. Il n'arrête pas de me présenter à ses amis. Puis nous nous quittons en échangeant nos mails. Il me conseille d'aller visiter la maison du fondateur située juste à côté de la cathédrale. Ce que je vais faire. Il m'indique la route pour la gare routière puis nous nous disons au revoir. Vraiment très sympa ce type. Je le remercie pour son accueil chaleureux. Pour la visite de la Casa del Fundator, une charmante dame me fait remplir un papier puis me fait visiter les lieux pour moi tout seul. C'est la demeure du mec qui a fondé la ville au 17ème siècle. Je ne me souviens plus de son nom ? J'adore ces endroits chargés d'histoire. Il y a de jolies peintures sur les plafonds représentant des scènes de la bible. La plus part du mobilier est d'époque. À la fin de la visite, je glisse un petit billet à ma guide et je vais voir l'intérieur de la cathédrale. Puis je vais à la gare routière qui se trouve en bas de la ville prendre mon bus pour Mongui. Je fais la connaissance d'un routard espagnol. Il est instituteur à Pampelune et vient du Mexique. Il y a à peine 14 kilomètres de route de montagne pour atteindre le charmant petit village de Mongui. J'ai un peu du mal à trouver l'hôtel décrit dans mon guide. Au détour d’une ruelle, je tombe par hasard sur le tournage d’un film. Une fille doit descendre la rue en bicyclette. J’ai l’impression que c’est la première fois qu’elle monte sur un vélo. Elle n’a pas l’air à l’aise du tout. Pour filmer, ils ont bloqué toute la rue. Je suis obligé de faire un détour. Finalement, je trouve un autre hôtel pas trop mal près de la place centrale qui me propose une chambre avec une vue incroyable sur la vallée. Il fait aussi restaurant. J'en profite pour manger un morceau. Je n’ai rien mangé depuis ce matin. Puis je vais me promener un peu dans le village. Je tombe sur un petit atelier qui fabrique des ballons de football en cuir. Il paraît que c'est la spécialité du village. Un gars très sympa m'explique le processus de fabrication. Très intéressant. Lors de ma promenade, je croise trois gamins qui me réclament quelques pièces. Bien entendu, je refuse. Je ne donne jamais d’argent aux enfants. C'est le problème des coins touristiques, surtout fréquentés par des touristes américains, qui pensent faire une bonne action en filant du pognon ou des bonbons. Ils ne se rendent pas compte des dégâts qu'ils peuvent faire. La nuit tombée, il commence à faire froid. Nous sommes à 2 900 mètres d'altitude. Je rentre à l'hôtel me réchauffer.

lundi 1 août 2016

Villa de Leyva

Impossible de refermer le robinet de la douche. L’eau coule sans s’arrêter. J'ai eu beau prévenir, un type ne vient s'en occuper qu'au bout d'une demi-heure. Bonjour le gaspillage… Ce matin, je vais monter sur la colline d’en face pour avoir une vue sur la ville. Le village est désert. Rien à voir avec l'afflux des touristes d'hier. La montée est raide. Je souffle. Il faut dire qu'on est environ à 2 500 mètres d'altitude. La vue de là-haut est superbe. Il y a un petit belvédère avec une statue de christ tout blanc. On voit toute la vallée, les montagnes environnantes et la ville en contrebas. Un autre marcheur arrive peu de temps après moi. Nous discutons un peu. Il s'appelle Andrés, il est architecte et travaille ici. Il a l'air sympa. Puis, c'est la descente. Je suis surpris de ne voir aucun papier par terre. J'ai l'impression que les colombiens sont attachés à la propreté. Comme il est encore tôt, je décide d’aller faire un tour au musée paléontologique situé à deux kilomètres de marche du centre. Malheureusement, lorsque j’arrive devant le musée, je m'aperçois qu’il est fermé le lundi. Pas de chance. Sur la route du retour, je déjeune dans un petit resto colombien au bord de la route. Un repas complet pour à peine trois euros. Très correct pour le prix. Malgré le vent, je m’installe dehors. Un gros matou me dévore des yeux pour que je lui refile mes restes. Les nerfs du foie de veau feront l'affaire. Je crois que je me suis fait un nouveau copain. Je retourne à l'hôtel pour faire un peu de lessive et bouquiner un peu.

dimanche 31 juillet 2016

Le monastère de Santo Ecce Homo


Dans la nuit, je suis de temps en temps réveillé par des musiciens de rue mais dans l'ensemble, j'ai plutôt bien dormi. Petit déjeuner dans la grande salle à manger de l’hôtel puis je vais à la gare routière pour négocier un taxi. Je veux aller voir un monastère qui se trouve à une quinzaine de kilomètres. J'ai la flemme d'y aller en vélo. Un chauffeur me repère dès j'arrive. Il me propose de me balader pour 15 euros. Je pense que c'est le prix. Ici, j'ai remarqué que les gens sont assez honnêtes. Pas trop besoin de marchander. Son taxi est tout pourri mais le type a une bonne tronche de mec sympa. Il m'explique des petites anecdotes sur la région. Il m'arrête au bord d'une maison fabriquée en terre. Certainement, un hurluberlu qui s'est fait construire ça. Pour atteindre le monastère, il faut prendre une piste en bonne état. Je suis apparemment le premier arrivé sur les lieux. J'ai le monastère pour moi tout seul. J'adore ces endroits paisibles. Il règne une ambiance calme et sereine. Ils savaient bien vivre ces moines. Nous reprenons la route pour aller voir un site où se trouvent des monolithes que les indiens érigeaient pour rendre la terre feuille. Ils ont la forme d'immenses phallus. Étonnant ! Puis nous allons visiter un site archéologique où on a trouvé récemment des fossiles impressionnants. Ça vaut le coup d'œil. Je propose à mon chauffeur de me laisser là. Nous ne sommes qu'à quatre kilomètres de Villa Leyva, je rentrerai à pieds. J'emprunte la route et m'aperçois trop tard qu'il y avait un chemin plus court. Tant pis, les paysages sur les montagnes environnantes sont jolis. Je rencontre par hasard un petit groupe de marcheurs français qui vivent ici. On cause un peu. Puis nos chemins se séparent. De retour en ville, je trouve un petit resto qui me sert une très bonne salade composée. Finalement, on mange assez bien en Colombie. En fin d'après-midi, je vais déambuler dans les rues pour prendre des photos. C'est vraiment un très joli village. Les touristes commencent à repartir chez eux. Le village se vide petit à petit.

samedi 30 juillet 2016

Route vers Villa de Leyva


Ma lessive d'hier soir n'est pas sèche. Je mets tout dans un sac plastique. Je vais tirer un peu de fric. Je paye l'hôtel puis direction le terminal de bus en taxis. Ici les taxis ne sont pas très chers. Ce serait dommage de s'en priver. Le terminal de bus est composé de cinq blocs qui vont chacun dans une direction différente. Pour moi, ce sera le bloc rouge pour les destinations vers le nord. Il faut faire la tournée des guichets pour trouver le bon bus. J'en trouve un qui part à 11h30. Ça me laisse une bonne heure devant moi à patienter dans une salle d'attente. Pour sortir de Bogota, c'est compliqué. Il y a d'énormes bouchons. Nous mettons plus d'une heure pour nous rendre à la porte du nord. J'aurai eu finalement plus vite fait de m’y rendre par le transmilenio. À savoir pour la prochaine fois. Une fois sorti de la banlieue nord de Bogota ça roule mieux. Nous empruntons l'autoroute du nord. Les paysages sont jolis. Des collines verdoyantes, des fermes éparses, des troupeaux de vaches et de chevaux, un peu comme en Auvergne. Parfois quelques ralentissements à cause de travaux ou d'accidents. Un motard d'est fait fauché dans une descente par un bus. Apparemment, il est mort le pauvre. Ils l'ont suspendu à la glissière de sécurité, la tête et les bras d'un côté et le reste du corps de l'autre. Bizarre, on doit faire comme ça ici. Ça jette un froid. La route grimpe pas mal puis nous redescendons dans une vallée. Les paysages changent et sont beaucoup plus arides. Au bout de 4 heures et demi, nous arrivons enfin à Villa de Leyva. C'est un petit village de style colonial très visité. Comme nous sommes le week-end, c'est bourré de touristes colombiens qui viennent passer la journée. Nous ne sommes qu'à 160 kilomètres de Bogota. Les rues sont pavées et les maisons restaurées. On a l’impression que rien a changé depuis l'époque coloniale. A ce qu'il parait, la place du village est la plus grande d'Amérique. Un carré de 120 mètres de coté. Pour un si petit village, ça paraît immense. Je trouve mon hôtel sur la place. Il est superbe. Ce devait être une ancienne maison de maître. Il y a deux patios intérieurs entourés de chambres sur deux niveaux. Les meubles sont anciens. On a l'impression de dormir dans un vieux monastère ou dans l'hacienda de Zorro. Le patron est un petit vieux qui me dit que j'ai de la chance car il ne lui reste plus qu'une seule chambre. Bien-sûr, je la prends. Je me repose un peu puis vais déambuler dans les petites rues. C'est charmant. C'est touristique mais joli. Il y a pas mal de restos, de boutiques de souvenirs mais tout en restant dans le style de l'époque. Les colombiens, venant surtout de Bogota, viennent se promener là en famille ou en groupe. Le soir c'est la fête. Il y a des groupes de musique jusqu'à tard dans la soirée. Moi, je suis crevé, je vais me coucher.

vendredi 29 juillet 2016

La Cathédrale de sel de Zipaquira

Je me réveille encore une fois très tôt. Au petit déjeuner, je rencontre un couple de brésiliens très sympas qui est venu courir le marathon de Bogota dimanche prochain. Ça ne va pas être simple car Bogota se trouve à 2 700 mètres d'altitude. C'est la troisième plus haute ville d'Amérique après La Paz et Mexico. Je décide d'aller visiter la cathédrale de sel situé à une trentaine de kilomètres au nord de Bogota. Je vais prendre le transmilenio jusqu'à son terminus, la porte du nord, puis je prendrai un autre bus qui m'emmènera jusqu'à Zipaquira. On prend l’autoroute du nord. Les quartiers du nord de Bogota sont les quartiers riches. Puis on traverse des zones industrielles. La campagne très verte, est entourée de montagnes. Zipaquira est une petite ville touristique. Je m’informe au syndicat de tourisme situé dans la petite gare. C’est la seule ligne qui marche en Colombie. Elle ne sert qu'aux touristes qui viennent visiter le lieu. Belle église sur une grande place. Beaucoup de lycéens sont venus en groupe. Petite marche jusqu'au souterrain qui mène à la cathédrale de sel. C'est une réplique parfaite de la première qui est interdite au public pour des raisons de sécurité. On descend par des galeries à 180 mètres sous terre par petits groupes. Les éclairages sont très bien réalisés. Les couleurs changent souvent. Ça donne un aspect féerique. Au début, il n'y a pas grand monde puis les groupes scolaires envahissent les lieux. Ça devient bruyant. En sortant, je déjeune dans un petit boui-boui une soupe aux pommes de terre et au poulet. Rustique mais ça cale bien. Retour à Bogota. Minibus, transmilenio et marche à pied. Un peu de lessive. Ça va être compliqué pour la faire sécher.

jeudi 28 juillet 2016

Candelaria, le centre historique de Bogota

Évidemment, ça ne loupe pas, je me réveille à deux heures du mat. Heureusement, j'arrive à me rendormir plusieurs fois et je me lève à six heures du mat. Je bouquine un peu mon guide puis vais prendre mon petit déjeuner à sept heures. Très frugal le petit déjeuner. La réceptionniste appelle l'hôtel d'en face pour savoir s'ils ont une chambre de libre pour ce soir et demain soir. Ils en ont une. Chouette ! Je déménage donc. On me présente une chouette petite chambre sous les combles. Elle n’est pas bien grande mais coquette. Elle est quasiment refaite à neuf. Je prépare mon petit sac à dos puis je vais à pieds jusqu'au centre-ville. Une bonne demi-heure de marche pour 4 kilomètres. Il est encore tôt. La plupart des magasins sont encore fermés. Dès qu'ils ouvrent, j'en profite pour acheter une carte de téléphone pour recevoir Internet aux cas où il n'y aurait pas de connexion wifi. J'en obtiens une pour à peine 20 euros. Avec ça, je devrais tenir un mois. Puis, je vais visiter le musée de l’or. Un magnifique musée très bien fourni en objets précolombiens. Des parures, des bijoux et toutes sortes d'objets en or que les espagnols n'ont pas fondu pour envoyer en Espagne. À peine ai-je acheté mon billet que l'alarme du musée retentit. Tout le monde regagne la sortie. Ce n’est pas grave, je reviendrai plus tard. Dehors, il y a du crachin. Ce n'est pas vraiment de la pluie mais plutôt des nuages qui passent sur la ville. Ça ne devrait pas durer. Je vais me réfugier dans une charmant café au milieu d'une jolie place. La déco est kitch mais sympa. Puis je retourne au musée. L'alarme a cessé de brailler. Je suis ébahi par la présentation des objets. Magnifique ! Ça vaut vraiment le coup d'œil. Il pleut encore un peu lorsque je sors du musée. Je vais visiter quelques églises puis vais sur la grande place Simon Bolivar où se trouve la Cathédrale et le palais de justice. Les monuments ne sont pas très anciens à cause des tremblements de terre fréquents et des révoltes qui ont mis le feu à pas mal d'entre eux. Un petit tour par la présidence. Les policiers fouillent mon sac mais toujours très aimablement. Pour déjeuner, je trouve par hasard un restaurant populaire dans un petite rue. La bouffe n'est pas top. Mais l'ambiance est purement colombienne. Je déambule dans les petites rues du vieux centre puis rentre à l'hôtel en prenant le transmilenio, une espèce de métro-bus. Ce n’est pas cher et rapide. Je mets quelques photos en ligne puis dodo.

mercredi 27 juillet 2016

Le Départ

Ça me fait vraiment plaisir de revenir en Amérique du Sud. C'est un continent que j’affectionne particulièrement. Je m’y sens bien, les paysages sont beaux en général et les gens sympas. Le fait de comprendre et de parler un peu l’espagnol y est sans doute pour beaucoup. Il y a quatre ans, lors de mon voyage en Equateur, j'étais passé juste à côté de la frontière colombienne mais je n'avais pas assez de temps pour m'y rendre. Je devais redescendre à Lima pour prendre mon avion du retour. Je m'étais promis de revenir un jour visiter la Colombie. Voilà, c'est chose faite. Mes amis de voyage qui en reviennent m'en ont dit que du bien. Les risques de terrorisme ont presque disparus depuis plusieurs années grâce aux récents accords de paix. C'est le moment idéal pour visiter ce pays qui n'est pas encore infesté de touristes. Le voyage en avion se passe sans problème. Nous faisons une petite escale de deux heures à Madrid puis nous embarquons sur un gros Boeing, vers Bogota. Vers 19 heures la nuit tombe brusquement. Bizarre ? Je n’ai pas vu le soleil se coucher. Je m’assoupi un peu. Lorsque j'ouvre les yeux une demi-heure plus tard, je suis surpris par l'étonnante clarté de la lune. On se croirait en plein jour. Elle brille vraiment très fort. Sans doute à cause de l’altitude ? Je finis par me rendre compte qu’en fait, c'est bien le soleil et non la lune. C’est tout simplement la teinte des fenêtres qui se fonce toute seule en fonction de l'intensité de la lumière extérieure. Plus besoin de volet. Ça, c'est une sacrée trouvaille. Nous arrivons à Bogota vers 18 heures locales, 1 heure du matin à Paris. Il y a donc 7 heures de décalage. Va falloir gérer ça. Je tire un peu d'argent dans un distributeur à l’aéroport. C'est toujours l'angoisse de savoir si la machine va cracher ou pas. Je me résous à prendre un taxi pour me rendre au centre-ville. Il y a bien des bus mais il parait que c'est un peu compliqué. Vu le prix des taxis, je ne vais pas me priver. C'est quand même plus rapide et plus sûr. Je trouve un petit hôtel dans le quartier Chapinero, au nord du centre historique. C’est un quartier calme mais surtout beaucoup plus sûr. Il ne leur reste qu'une chambre pour ce soir. Ce n'est pas grave. Demain, j'en chercherai un autre. Il est 20 heures, je m'écroule de fatigue.